RoadTrip Floride et plus – 2022 – Cap Canaveral et Saint-Augustine

Cap Canaveral

Après avoir quitté Miami en longeant l’océan Atlantique de plus ou moins près, via l’A1A, nous nous sommes arrêtés à mi-chemin du Kennedy Space Center, dans un Airbnb à proximité de Fort Pierce, dans un ranch vraiment sympa, avec des hôtes tout aussi disponibles que bienveillants. Nous repartirons le lendemain, rattrapant rapidement l’A1A, bien plus appréciable que l’Interstate 95, mais bien évidemment moins rapide. On arrivera un peu plus tard que prévu au Kennedy Space Center (que nous pourrons abréger en KSC dans la suite de l’article), mais ne manquerons pas d’en apprécier l’approche par la côte, cherchant désespérément à apercevoir le Vehicle Asssembly Building (VAB), immense hangar dans lequel les fusées de la Nasa sont assemblées depuis les années 1960, point de repère idéal pour savoir que l’on approche définitivement de l’objectif.

Après avoir récupéré nos affaires et notre repas de midi (indispensable pour ne pas débourser trop dans le parc), nous abandonnons la Mustang sur un immense parking, sans un recoin d’ombre et découpé en portions aux effigies et noms des premiers astronautes américains. Le ton est donné dès l’arrivée à l’entrée du parc, un logo Nasa, les paroles de JFK et les historiques fusées mettent rapidement dans l’ambiance, et l’on passe rapidement les contrôles, prêts à découvrir ce parc qu’Il attendait avec impatience. Nous n’irons pas par quatre chemins, notre enthousiasme initial retombera au fur et à mesure que l’on sentira que finalement, malgré la présence d’incontournables vraiment très impressionnants, plusieurs « attractions » nous auront semblé être davantage du remplissage qu’une chose à voir absolument.

Indéniablement, pouvoir approcher la dernière navette spatiale à avoir été dans l’espace, Atlantis, aurait pu mériter une visite du KSC en soi. On notera d’ailleurs que tout le hall dans laquelle elle se trouve mérite qu’on s’y arrête, qu’on essaye d’accrocher un groupe de visite, qu’on s’imprègne de l’immensité d’informations et de choses disponibles rien que dans cet espace dédié à la navette. D’ailleurs Elle, n’hésitera pas longtemps à tenter la Shuttle Launch Experience, qui simule assez fidèlement un décollage de navette. Il, préfèrera attendre en visitant le hall, histoire de pas se retrouver barbouillé pour tout le reste de la journée ! Mais à vrai dire, on s’est retrouvés un peu perdus parmi tout ce qu’il est possible de voir, en plus de la navette bien évidemment. Et l’on ressortira une grosse heure et demi plus tard, se demandant quoi visiter ensuite. Il est clair qu’on n’avait relativement mal préparé cette visite, arrivant en milieu de matinée, sans avoir consulté les visites possibles, les heures disponibles, les éventuelles expositions temporaires… On s’est donc vite retrouvés livrés à nous-mêmes, à la recherche d’un plan pour en visiter un maximum avec ce qu’il nous restait de temps pour cette journée.

C’est donc en agençant les heures suivantes en fonction de ce que l’un et l’autre nous voulions voir, que nous avons décidés d’assurer notre visite de l’autre incontournable du KSC, le hangar du lanceur Saturn V, pour le programme des missions Apollo. Malgré la très bonne organisation pour les navettes emmenant les visiteurs du KSC jusqu’au complexe où se situe la fusée, nous aurons largement le temps de la file pour déjeuner sur le pouce et ainsi optimiser notre temps. Une fois dans le bus, une vidéo et notre chauffeur à l’accent plutôt russe que texan, nous permettront d’en apprendre un peu plus sur ce que nous voyons, à la condition près de comprendre ces explications. Nous passons une première fois devant le VAB, orné d’un immense drapeau américain, et arrivons quelques minutes plus tard au hangar de Saturn V. Encore une fois, la mise en scène est au rendez-vous, et l’impatience d’apercevoir enfin la fusée grandit au fur et à mesure que l’on enchaîne les salles et les explications. On finit par entrer dans un immense hall, dans lequel on se retrouve au pied des tuyères à la base de la fusée, si grandes que l’on ne comprend pas tout de suite ce que l’on voit. On contourne la base du lanceur, pour en prendre la pleine mesure. Assurément, c’est pour nous la pièce maîtresse de la visite, la chose à faire absolument au KSC, et nous ne regrettons pas un instant d’en avoir fait notre priorité. L’autre attraction au moment où nous y étions était d’apercevoir Artemis 1, fusée du nouveau programme de la Nasa, avec pour objectif la Lune puis Mars dans les années à venir. On a pu l’apercevoir au téléobjectif alors qu’elle s’apprêtait à faire l’objet de tests préparatifs. Autant dire que l’occasion était assez unique, et qu’il nous était difficile de comprendre que certains ne semblaient même pas la remarquer…! Nous reprendrons notre tour de cette annexe après avoir pris le temps de faire quelques clichés souvenirs d’Artemis, et entre aperçus d’alunissage, de pierres de lune et autres artefacts de l’espace, nous profiterons d’un passage par la boutique pour rapporter un patch du programme Artemis 1, comme un symbole d’un petit moment d’histoire au KSC que nous aurons vécu.

Au retour, même si le parc ne fermait pas encore, il ne nous restait pas tant d’heures que ça devant nous, qui voulions rejoindre Sainte Augustine et avions donc encore pas mal de route. Nous avons donc fait un rapide crochet par le T-38, avion d’entraînement des pilotes depuis les années 60, le Nasa Space Mirror Astronaut Memorial, en hommage aux astronautes ayant perdu la vie en mission et le Rocket Garden, dans lequel se reposent la majorité des fusées ayant marqué l’histoire spatiale américaine. Nous finirons par le Heroes Hall of Fame, qui sera l’une des déceptions de ce passage au KSC. En effet, l’intérêt ne nous a semblé que trop limité et le message porté par l’exposition assez discutable. Nous nous attendions à davantage de faits, de concret, d’explications techniques, et au final, même si le KSC propose de nombreux programmes éducatifs pour les scolaires, et un immense potentiel de visite, nous ne le nierons pas, nous l’avons trouvé vraiment cher pour ce que nous en avons vu. D’autres expositions étaient en cours de développement lors de notre passage, mais nous sommes restés sur notre faim, et sommes repartis entre émerveillement, petite déception et légère amertume sur cette visite, qui rappelons le quand même, coûtait $57 par personne au moment de notre visite (et 10 dollars de parking…!)

Saint-Augustine

C’est au Florida Motel de Sainte-Augustine, resté coincé dans les années 70, que nous dormirons cette nuit-là, afin d’aller visiter la ville le lendemain. Nous en avions déjà eu un aperçu en arrivant par le Sud, notre motel étant au Nord, mais nous avons découvert plus en détail cette ville historique, se revendiquant être la plus vieille ville des Etats-Unis, rien que ça…! On précisera que si tout ce que nous y avons vu est sympathique et dépaysant à l’échelle américaine, cela reste quand même à relativiser en termes de bâtiments historiques pour nous Européens… En effet, en dehors du Flagler College, vraiment somptueux et architecturalement parlant impressionnant, les autres points d’intérêts que nous avions noté méritaient un petit détour, mais pas un arrêt d’une heure à chaque endroit non plus…

Notre conseil de visite sera de trouver une place de parking dans une rue calme (comme à peu près toutes celles de Sainte-Augstine lors de notre visite, certes matinale) et d’ensuite se concentrer sur les alentours de St George Street, où se concentrent les principaux points historiques de la ville. Nous passerons devant la plus vieille école en bois des Etats-Unis (nous n’avons pas vérifié, mais c’était écrit dessus…), le cimetière Huguenot et le Castillo San Marcos, pris d’assaut par les groupes scolaires ce jour-là. Nous irons jusqu’à entrer dans le Flagler College, l’université de Sainte-Augustine, ancien hôtel de luxe construit à la demande de Henry Morrison Flagler, industriel très influent de son époque, notamment dans le ferroviaire. Il a participé au développement de la Floride et est associé à la fondation des villes de Miami et Palm Beach. C’était pour nous l’un des incontournables de Sainte-Augstine. Nous finirons notre visite en reprenant la voiture, pour aller déjeuner près du phare. Si l’on pensait initialement pouvoir au moins en faire une photo depuis le pied de l’édifice, il n’en fut rien et c’est parce qu’on ne voulait pas débourser $15 chacun pour voir un phare que nous finirons par rebrousser chemin pour s’en éloigner et lui tirer le portrait malgré tout.

En résumé, Sainte-Augustine a un charme certain, des endroits méritant un petit arrêt, un détour, un peu d’attention. Nous aurons davantage apprécié nous arrêter dans une boutique de souvenirs originale plutôt que de visiter le Castillo San Marcos, ou la plus vieille maison de Sainte Augustine. Avec nos yeux d’Européens, ce penchant d’Histoire ne nous semblait pas suffisamment fort pour mériter des heures de visites. Nous préfèrerons d’ailleurs terminer par un minigolf non loin du phare avant de reprendre la route plutôt que de s’attarder davantage dans le centre. La ville possède un charme indéniable, mais aurait pu, très sincèrement, ne pas mériter un arrêt d’une journée complète, surtout sur un RoadTrip aussi vaste que celui-ci. Elle marquait néanmoins pour nous une étape importante, celle de la transition vers la Géorgie, dont les paysages s’annonçaient déjà petit à petit. Elle nous a également montré que la Floride, ce n’est pas que Miami, et en cela, peut-être que cet arrêt en valait la peine, même si vous le verrez, bien d’autres moments de ce voyage nous feront prendre conscience que la Floride, assurément, ce n’est pas que Miami ou les Keys…!

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