Hambourg – 2021

Hambourg est une ville dont nous avons souvent évoqué le nom, sans trop savoir quand ni comment nous aurions l’occasion de la découvrir. Il aura fallu attendre octobre 2021, et de nombreux projets de voyages remaniés, afin d’y trouver là une parfaite escale, à l’aller et au retour, sur notre boucle en terres danoises. Il, imaginait probablement la ville davantage meurtrie par les importants bombardements de la Seconde Guerre mondiale, mais elle ne nous a que finalement peu montré ses cicatrices quand nous l’avons traversée. Au lieu de cela, elle aura su nous séduire avec son architecture stricte mais indéniablement riche et ses infrastructures historiques préservées comme la Speicherstadt ou le tunnel sous l’Elbe.

Nous y sommes donc arrivés aux alentours de 15h, une bonne heure après notre objectif initial, la faute à un oubli de sac nous ayant obligés à rebrousser chemin après 50km parcourus… Et à des bouchons sur les autoroutes allemandes, certes gratuites, mais quand même très souvent en travaux. Il nous aura donc fallu nous armer de motivation pour réussir à voir ce que l’on voulait initialement découvrir, et c’est grâce au métro, à quelques centaines de mètres de notre hôtel The niu Keg, que nous rejoindrons le centre, sortant Steinstrasse, afin d’apercevoir la Chilehaus, immeuble de bureaux entré au patrimoine de l’Unesco. Son architecture rappelle un peu le Flat Iron de NYC, mais séduit également par les motifs présents sur sa façade. A noter que pour profiter pleinement de Hambourg, nous ne pouvons que vous conseiller d’anticiper vos déplacements grâce à l’application HVV, permettant d’acheter vos tickets de transports la veille et ainsi gagner un précieux temps le jour même. C’est donc à pied que nous poursuivons vers la Speicherstadt, l’une des zones d’entrepôts les plus vastes au monde, elle permet de faire un bond dans le temps grâce aux nombreux éléments préservés et offre de beaux panoramas.

Dans ce quartier se trouvent également le musée maritime, immense entrepôt à plusieurs étages qui mériterait assurément le détour pour un arrêt de plusieurs jours à Hambourg. La philharmonie de l’Elbe apparait ensuite, progressivement, entre les immeubles, jusqu’à nous offrir une magnifique vue sur elle, aussi discutable soit son architecture. En ressortant de ce quartier par l’un des ponts rejoignant la ville, nous avons notre premier aperçu du port. Afin de nous économiser, nous reprenons le métro pour rejoindre le tunnel sous l’Elbe, autre vestige historique de Hambourg. Si nous jouerons le jeu de descendre pour apercevoir le tunnel, nous ne le traverserons pas, celui-ci menant dans une partie industrielle de la ville d’où nous aurions ensuite mis trop de temps à revenir. Avec quelques jours en plus, aller y apercevoir les chantiers Blohm + Voss de plus près semble être une option intéressante. C’est donc après être remontés de sous l’Elbe que nous remontons, à pied cette fois, le long du fleuve jusqu’à apercevoir le Cap San Diego, l’un des derniers cargos avant l’ère des porte-conteneurs, désormais à quai à Hambourg pour y être visité. Longer l’Elbe est également un bon moyen de s’immiscer dans la vie de ses habitants, venant déguster des spécialités locales dans les snacks au bord du port.

Après avoir profité d’un superbe coucher de soleil sur les chantiers navals, nous rejoignons le centre en direction de l’église Saint-Michel, très reconnaissable avec son imposant clocher et la statue de l’archange terrassant le dragon au dessus de sa porte d’entrée. Pas très loin se situe la plus vieille rue de Hambourg, l’une des rares épargnées par les bombardements et permettant de se rendre compte, au mieux, de l’aspect de la ville d’avant, la Deichstrasse. Un ponton, accessible par une très étroite ruelle entre les maisons, permet d’observer ces maisons d’époque de l’autre côté, et offre également une superbe vue sur le clocher de l’église Saint Nicolas. Eglise dont il ne reste d’ailleurs que peu de choses intactes mais qui permet ainsi de se rendre compte des dégâts provoqués par la guerre à Hambourg. Nous étions comme hors du temps sur ce ponton, à regarder les gens dîner dans les restaurants aux styles tous différents, l’agitation des cuisines et des serveurs ne laissant rien transparaître de l’extérieur, où le silence régnait. Nous n’attendions trop rien de ce petit détour, mais nous en gardons tout de même un souvenir particulier. Reprenant un étroit passage, nous nous sommes relancés dans l’agitation toute relative des rues d’Hambourg, en direction de l’hôtel de ville.

L’hôtel de ville de Hambourg impressionne de par la richesse de ses façades mais également grâce à la place qui s’ouvre devant lui, sur les arcades de l’Alster ainsi que sur les grands magasins dont la renommée n’est plus à faire en Allemagne. Nous en avions déjà visité plusieurs à Berlin, et il est inutile de dire qu’il s’agit de véritables institutions en dans le pays, et ce depuis des dizaines d’années. On y retrouve de tout, et c’est souvent le bon endroit pour dénicher un article très spécifique qu’on pourrait avoir du mal à trouver dans des boutiques plus petites. Pour dîner, nous avions repéré une adresse où déguster de fameux hamburgers, puisque nous étions là où ils avaient vu le jour, et c’est donc au nord de la gare centrale que nous avons tenté notre chance. Malheureusement, la réputation d’Otto’s Burger n’était plus à faire, et c’est face à une file d’attente d’une bonne trentaine de personnes que nous nous sommes heurtés après avoir franchi l’angle de la rue accueillant le restaurant. Nous n’avions clairement plus ni l’énergie ni la patience d’attendre debout dans le froid ce soir-là et avons donc renoncé à l’expérience pour trouver quelque chose de plus rapide, et beaucoup moins inoubliable pour le coup. Retour en métro ensuite, pour une bonne nuit de sommeil bien méritée. Le Danemark nous tendait les bras le lendemain, et on était plutôt pressés d’en découvrir les mystères.

C’est au retour que nous retrouverons le même hôtel, pour une dernière nuit de voyage, et une toute petite partie de matinée le lendemain, de quoi apercevoir le parc Planten un Blomen, certes dans une phase de transition automne/hiver ne le laissant pas apparaître sous son plus beau visage, mais tout de même remarquable. A voir absolument, le jardin japonais qui nous ferait presque oublier que c’est en Allemagne que nous évoluons, ainsi que le jardin des roses, qui même en cette saison méritait le coup d’oeil. Dommage que les immenses bassins étaient à sec, cela nous aurait probablement offert de belles photos avec le reflet sur l’eau de la tour de la TV, immanquable depuis le parc. Nous voulions également revoir l’hôtel de ville de jour, ainsi que les arcades de l’Alster, dont les colonnes se reflètent dans l’eau, lorsqu’elle est calme. La météo, froide et humide, de ce jour-là, ainsi que la douleur au genou, lui rappelant qu’Il était loin d’aller au mieux, ont eu raison de notre soif de découverte. Nous n’avions de toute façon pas beaucoup plus de temps à accorder à la ville, une longue route de retour nous attendant encore.

Pour conclure sur cette ville, Hambourg mérite indéniablement qu’on s’y arrête, qu’on la découvre plus en détails que nous ne l’avons fait. Des quartiers et bâtiments classés à l’Unesco peuvent se découvrir, s’appréhender pour bien comprendre ce qui fait cette ville, tout au nord de l’Allemagne, loin des autres grandes villes, mais pourtant influente et riche en patrimoine. Si la froideur de son architecture est indéniable, elle n’en reste pas moins implacable et humaine lorsque vous longez l’Elbe, parmi les snacks servant les célèbres petits pains au poisson. Poursuivre le long de ce fleuve doit d’ailleurs être un bon moyen d’en apprendre davantage, tout comme déambuler dans les quartiers plus éloignés du centre. Disons que cela nous laisse une porte ouverte pour y retourner peut-être un jour…

Bilan :

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  • La Speicherstadt, musée à ciel ouvert
  • Le tunnel sous l’Elbe, modèle d’ingénierie
  • Enfin mettre un visage sur une ville souvent évoquée
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  • La balade le long du port
  • Le contraste des bâtiments anciens et la modernité du centre-ville
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  • Un planning de visite bien trop optimiste finalement
  • Passer à côté d’un bon hamburger…
  • Le prix du stationnement !!!
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  • La difficulté de payer par CB (Visa/Mastercard) dans les petits restaurants indépendants (les Allemands n’étant pas habitués/réticents à ce mode de paiement, et ce, même dans les grandes villes)

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