Côte Ouest Italienne – 2021 – Sorrento et alentours

Capri

Comme nous l’expliquions dans notre article précédent, la Circumvesuviana est l’un des moyens les plus simples pour voyager sans prises de tête dans la région de Sorrento. Il faut cependant faire avec le retard des trains, qui semble plutôt habituel vu le flegme des locaux lors de l’attente de ce dernier ! Pour le ferry vers Capri, nous avions cette fois pris les devants, puisqu’Elle avait eu la très bonne idée d’aller récupérer les billets à notre retour d’Ischia, nous évitant une nouvelle file d’attente anxiogène à quelques minutes du départ. Nous nous dirigerons directement vers le point d’embarquement, non sans avoir demandé confirmation d’où nous devions aller tant rien n’est clairement indiqué en Italie… Le voyage est plus rapide que pour rejoindre Ischia depuis Naples, il faudra compter un peu moins d’une heure pour Capri depuis Sorrento. Mais à l’arrivée, la cohue reste la même, et nous sommes alors impatients d’arriver à quitter le port, et retrouver un peu d’espace, surtout dans ce contexte de sortie de Covid. Encore une fois, pour acheter les billets de funiculaire et bus, il faudra faire preuve d’observation et d’initiative, puisqu’un guichet vend un type de billet, et l’autre le second, mais que rien n’est bien indiqué, ce serait trop simple… En plus de cela, le prix demandé n’est encore une fois plus le prix que nous avions trouvé sur internet, on finira par croire que c’est au petit bonheur la chance.

Nous prendrons donc le funiculaire pour rejoindre le village de Capri. L’agitation dans le village de Capri à l’heure où nous y sommes arrivés était un peu moins importante qu’en bas, au port, mais nous ne tarderons pas pour autant à rapidement nous éloigner du centre pour faire une randonnée le long du littoral. Toujours aussi impressionnant à quel point quelques centaines de mètres suffisent parfois à changer radicalement l’expérience, et très vite, nous nous retrouvons rien que tous les deux, et les riches boutiques et badauds laissent maintenant place à quelques touristes et randonneurs bien décidés, comme nous, à découvrir l’autre visage de l’île. Nous marchons vers le belvédère Tragara, point d’entrée du sentier contournant l’île sous son visage un peu plus sauvage et préservé. C’est après quelques minutes de marche que nous pourrons apercevoir les Faraglioni, fameuses formations rocheuses en mer dont l’une forme même une arche, déjà visibles depuis le ferry, et très prisées des touristes depuis les bateaux proposant des tours de l’île (à des tarifs plus ou moins prohibitifs). La villa Malaparte et l’Arco Naturale seront les deux autres points d’intérêts de notre randonnée, auxquels peuvent s’ajouter les nombreuses dizaines (on pourrait presque dire centaines à ce niveau-là…) de marches, en descente et en montée qui finiront par clairement nous mettre à l’épreuve. Heureusement, le retour vers le centre de Capri, en pente douce, dans des ruelles tranquilles nous permettra de respirer un peu.

C’est en bus que nous rejoindrons l’autre ville de l’île, Anacapri. Accrochez-vous bien, c’est très sportif. Assis ou debout, le chauffeur n’en a que faire, et se concentre uniquement sur la route, et arriver à sa destination le plus rapidement possible sûrement. Si Anacapri est plus à l’écart et plus préservé, il n’en demeure pas moins assez cher par rapport à ce que nous avions vu partout ailleurs. Nous essayerons de trouver un restaurant assez abordable, et c’est ainsi que nous déjeunerons à l’Angolo del Gusto, un peu plus cher que nous l’espérions, mais bon quand même. Nous garderons un peu de place pour un dessert plus tard et nous dirigerons vers une attraction assez méconnue de l’île, expérience inédite, le chairlift vers Monte Solaro. Il s’agit d’un télésiège monoplace qui permet de rejoindre le sommet de l’île en une quinzaine de minutes depuis Anacapri. L’expérience est plaisante, suffisamment progressive et tranquille pour ne pas dépayser trop les moins courageux, et clairement la vue au sommet vaut à elle toute seule les 12€ chacun dont nous aurons eu à nous affranchir pour y monter. Encore une fois, le prix avait augmenté par rapport à nos repérages, méfiez vous donc si vous envisagez ce voyage quelques années après celle où nous avons rédigé l’article…

Le retour se fera ensuite en bus vers Marina Grande, non sans vivre encore une fois une expérience de voyage inédite. En effet, les navettes sur l’île ressemblent davantage à des camionnettes qu’à des bus, routes étroites et sinueuses obligent, la place y est donc rare et chère. Nous étions en deuxième position de la file d’attente quand un employé de la société de navettes nous a abordé, nous expliquant que nous avions, malgré notre place dans la file, peu de chance de monter dans la prochaine navette, devant arriver 25 minutes après celle venant de passer. Il nous a alors proposé de nous regrouper pour prendre un taxi pour redescendre au moins jusqu’à Capri. Quand nous lui avons expliqué que nous avions déjà des billets de bus et ne voulions pas payer deux fois pour le même voyage, ce dernier ne s’est pas dégonflé et a même été jusqu’à nous proposer de les revendre pour nous à d’autres gens… C’est par la négative que nous avons finalement répondu à ces propositions et après en avoir discuté avec le couple de jeunes Danois devant nous, nous étions plutôt contents de ne pas être les seuls à trouver cette démarche au moins douteuse sinon gênante… Une fois dans le bus, il aura fallu encore une fois s’accrocher, mais plus rien ne pouvait alors nous empêcher de rejoindre la plage, et enfin nous baigner, après plusieurs jours à avoir transporter nos affaires de plage sans pouvoir les utiliser ! On recommandera d’ailleurs la petite plage à gauche de Marina Grande, bien placée non loin des départs de ferrys, et suffisamment atypique et correcte pour y passer un bon moment. Nous achèterons une clochette en souvenir, surtout pour l’originalité et l’histoire bien présentée par la vendeuse. Elena nous attendra au retour du ferry, nous permettant ainsi d’économiser nos forces pour le lendemain, s’annonçant encore bien riche en découvertes.

Positano & Amalfi

Même schéma que la veille pour cette journée de visite de la côte amalfitaine. Circumvesuviana, bateau au départ de Sorrento pour 35€/personne. Arrêt de 2h30 à Amalfi 2h30 et 3h30 à Positano. Nous avons envisagé cette manière de la découvrir en bateau avec escales suite à la constatation faite en recherchant comment optimiser notre journée et après en avoir discuté avec nos hôtes. En effet, s’il est possible d’y aller en voiture, vous vous exposez encore une fois à des parkings à des tarifs ultras prohibitifs ainsi qu’à tout le stress engendré sur la route et à chaque arrêt. Tous calculs faits, et même si nous aurions peut-être pu nous en sortir pour moins cher en voiture, la perspective de ne pas avoir à s’en préoccuper et pouvoir apercevoir les villages depuis la mer aura pris le dessus sur l’approche par la terre.

Si Amalfi mérite clairement l’escale, colorée et richement décorée, Positano restera selon nous un cran en dessous de nos attentes. A Amalfi, nous arpenterons les ruelles, dont certaines immaculées, profitant de l’ombre et des spécialités locales, exploitant au mieux notre temps sur place. Nous visiterons le Duomo, où clairement tout mérite que l’on s’y arrête. Que l’on soit fervent de ce genre de visites ou simplement intéressé par découvrir le patrimoine local, le magnifique cloître ne sera que le point d’entrée d’une cathédrale à la sublime crypte. Les nombreuses reliques et peintures dans les moindres alcôves ne font que confirmer la richesse de la visite, très abordable celle-ci qui plus est. Nous approchant de l’heure de manger, nous avons cherché autant que possible un restaurant loin des principaux attrape-touristes à rabatteurs que nous réprimons tant. C’est sur une petite place, sous des parasols, que nous mangerons serrés comme des sardines, regardés de travers par nos voisins de tables lorsque le patron finira par déplacer une table au soleil pour la coincer entre deux tables déjà bien serrées. Tout cela pour une pizza pas mémorable, mais ce n’était pas l’objectif du jour…

Positano, ou probablement l’une des petites déceptions de notre voyage. Aussi jolie soit-elle de loin, aussi creuse nous a-t-elle parue de près. Peut-être ne lui avons nous pas suffisamment laissé sa chance, pas assez de temps, ou peut-être en avons nous fait rapidement le tour, saisi le potentiel piège à touristes un peu partout et en avons fui les principales ruelles pour rechercher une plage et s’y poser pour se baigner jusqu’à notre bateau de retour, sans regrets ni amertume, juste avec la sensation d’avoir vu ce que nous voulions y voir, si peu fusse-t-il. Nous vous conseillons pour la baignade le petit bout de plage gratuit à la plage del Fornillo, en galets suffisamment petits pour ne pas être désagréables pour s’y poser, avant de plonger dans une eau transparente et très bonne. Nous conclurons notre visite par une glace, prise au café du Covo Dei Saraceni, en attendant le ferry de retour.

Journée Off

C’est l’un des rares roadtrips où complètement éprouvés par nos visites successives, rythmées et fortement ensoleillées que nous avons eu le besoin de nous reposer une journée complète. Mais il faut le savoir, trouver une plage pratique, simple d’accès et où tout le nécessaire est disponible sur place n’est pas forcément la chose la plus simple dans la région de Sorrento. En effet, si vous devez trouver un parking pour la voiture, louer des bains de soleil et un parasol, penser au repas du midi, cela peut vite chiffrer, et pour une journée sans visite, nous voulions également essayer de contenir le budget. En cherchant sur internet ce que nous avions à portée, nous sommes tombés sur le Giardino Romantico, à Massa Lubrense. Il nous en a coûté 20€/personne pour la journée, parking compris. Il s’agit en fait d’une crique privatisée où plusieurs zones de repos sont disponibles, entre un solarium, une petite plage et une zone plus rocheuse. L’eau y était parfaite, et s’il était indiqué que les consommations devaient se faire au bar (que nous déconseillerons, de par le peu de choix proposé), nous avons pu constater que beaucoup de gens avaient apporté de quoi se restaurer, il est donc possible de s’organiser pour y manger sans problèmes.

Nous terminerons ce pan entier de notre roadtrip par Sorrento, une ville où nous sommes passés plusieurs fois, dans le seul but d’y prendre le bateau, mais que nous avons pris le temps de découvrir ce dernier soir. C’est la ville du citron, il se décline sous toutes ses formes, se trouve dans les arbres le long des rues, dans les magasins en limoncello, en glace, en aimants, sur des tabliers, bref, impossible de passer à côté du fait qu’à Sorrento la culture du citron a une place prépondérante. C’est d’ailleurs dans cette région de l’Italie qu’a été inventé le limoncello a priori. Notre hôte d’un soir nous aura conseillé plusieurs restaurants, dont celui que nous choisirons, Il Leone Rosso. Si nous avons mangé correctement et copieusement, nous avons quand même eu la sensation de rendement obligatoire et de services devant s’enchaîner qui a un peu terni l’expérience. Il doit y avoir mieux à trouver dans Sorrento, mais cela reste une adresse correcte. Nous arpenterons une dernière fois les artères vivantes de cette ville avant de rejoindre la quiétude de notre chambre. Le lendemain, beaucoup de route nous attend, avec cette sensation de voyage qui se termine bientôt de plus en plus présente.

Bilan :

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  • Les magnifiques panoramas
  • Visiter par la mer
  • La journée Off, malgré tout bienvenue…
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  • Le chairlift à Anacapri
  • La plage à Positano
  • La journée repos !
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  • Le budget conséquent nécessaire pour visiter
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  • Les marches, les marches, les marches !

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