Jura – 2021

Si cette année 2021 promet autant de frustration que l’année précédente en ce qui concerne les voyages que nous avons dû annuler, et toute l’incertitude qui plane encore sur ceux à venir, nous n’avons pas pour autant baissé les bras et avons décidé de nous contenter d’escapades locales, le temps que les choses rentrent dans l’ordre, et que les frontières s’ouvrent à nouveau.

Difficile néanmoins de tirer un trait définitivement sur ce voyage aux USA que nous avions reprogrammé, suite à l’annulation de celui de 2020 et l’impossibilité d’être remboursés de nos vols, mais nous avons enfin récupéré tout ce que nous avions avancé, et pouvons donc réfléchir plus sereinement à comment voyager dans ce contexte plus que compliqué. C’est donc ainsi que, lorsque ce premier break de l’année a commencé à murir dans nos têtes, nous nous sommes orientés vers une escapade locale, bien loin des contrées lointaines qui nous tendaient les bras, mais pas dénuée d’intérêt pour autant. Direction le Jura donc, pour quelques jours off.

Nous cherchions surtout une destination que nous pouvions rejoindre assez rapidement et qui nous dépayserait le temps de quelques balades en pleine nature.

Jour 1

Partis tranquillement, en évitant les grands axes, nous avons mis plus de temps que prévu afin d’atteindre notre premier arrêt, dans la petite commune de Balanod. Ici, à première vue, rien d’autre qu’un petit village comme tant d’autres, mais en y regardant de plus près, quelques petites particularités intéressantes, qui nous occuperons le temps d’une courte randonnée, un peu moins préparée que nous l’aurions souhaitée, et surtout improvisée sur la fin à cause du couvre-feu nous limitant forcément sur l’heure d’arrivée à la chambre. Nous avions fait une petite liste des randonnées à notre portée, mais forcément, en seulement 3 jours sur place, il aura fallu faire des choix.

Faute de temps, donc, nous n’aurons pas pu faire la randonnée initialement prévue, mais nous aurons simplement fait l’aller-retour entre Balanod et Montagna-le-Reconduit. Le balisage est tout ce qu’il y a de plus classique pour qui a l’habitude de ces randonnées, mais il faudra rester vigilant pour ne pas se tromper de direction à certains embranchements. En effet, malgré les cartes fournies par Jura Tourism, ce n’est qu’au retour et avec un peu de persévérance que nous aurons enfin trouvé ce que nous cherchions : une jolie cascade bien dissimulée.

Reprise de la route vers Voiteur où nous attend notre chambre pour les trois prochaines nuits. Il faut dire que c’était tout de même assez particulier de se retrouver enfermés, dans quelques mètres carrés, sans pouvoir sortir pour au moins se restaurer. Même si les chambres étaient correctes, nous avons regretté que rien n’ait été mis en place pour faciliter la prise des repas du soir. Un micro-ondes commun était à disposition mais nous aurions apprécié que la salle du petit-déjeuner soit accessible pour pouvoir manger à une table et assis sur des chaises plutôt que sur un lit..!

Jour 2

La journée n’étant pas particulièrement ensoleillée, nous étions contents d’avoir prévu à l’avance un petit détour par le sud de Dijon pour passer un moment en famille. Nous profiterons toutefois de la région en faisant un court arrêt au Belvédère de Crançot permettant d’admirer la commune de Baume-les-Messieurs au loin et la cascade des Tufs en contrebas. Cet aperçu nous donnera l’envie de nous en approcher, ce que nous ferons le lendemain après la randonnée majeure de ce court séjour.

Jour 3

L’objectif du jour : Les Cascades du Hérisson.

Les Cascades du Hérisson, c’est un parcours de randonnée d’environ 7km aller-retour en partant du parking attenant à la Maison des Cascades. A la période où nous y étions, la Maison était fermée et le parking gratuit. Sinon, il faudra s’acquitter de quelques euros. Plusieurs parcours sont possibles et pour être tout à fait francs, nous avions initialement prévu de faire le plus long.

Mais, un problème de GPS et d’homonymes, auront fait que nous avons préféré revoir nos ambitions et pouvoir éventuellement faire d’autres visites en fin d’après-midi. Nous prendrons donc le départ vers 10h et après seulement quelques centaines de mètres, arriverons face à la cascade la plus impressionnante du parcours : la cascade de l’éventail. Puis se succèderont encore 6 autres cascades, certaines plus jolies que d’autres ou plus particulières mais toutes avec beaucoup de charme. Bien que la randonnée ne soit pas toujours simple, l’envie d’arriver au prochain point d’intérêt permet de retrouver de la motivation.

Nous ne pourrons pas assez insister sur ce point, mais… Prenez de bonnes chaussures et soyez prudents ! En effet, les randonneurs successifs ont peu à peu rendu les pierres, qui ornent le parcours , très lisses et l’humidité de la forêt rend le tout TRES glissant. Nous avons évité la chute à plusieurs reprises et puis finalement, patatras… Mais plus de peur que de mal. Faites donc bien attention à vous, utilisez les mains courantes et avancez prudemment afin d’éviter la mésaventure.

A la fin du parcours, demi-tour. Nous chercherons un endroit pour pique-niquer et c’est à la cascade du Saut de la Forge que nous ferons notre pause, tout comme de nombreux autres randonneurs. En effet, de grosses pierres où il est possible de s’asseoir se trouvent sur la partie haute de la cascade et rendent l’emplacement propice à ce genre d’arrêt.

De retour au parking, nous reprendrons la route en direction de Baume-les-Messieurs pour voir ce village, l’un des plus beaux de France, de plus près. Après avoir déjà beaucoup marché et dans des conditions « périlleuses », nous n’aurons pas le courage de nous garer à plusieurs centaines de mètres du centre pour pouvoir le visiter à pied. Nous ferons donc un petit tour en voiture pour admirer toutes ces belles pierres, avant d’aller également admirer la Cascade des Tufs aperçue d’en haut la veille. La mousse qui la recouvre, ainsi que la façon dont l’eau en retombe en éventail, la rendent très jolie et photogénique malgré qu’elle soit beaucoup plus petite que celles aperçues le matin.

Après Baumes les Messieurs, c’est vers Arbois que nous nous dirigeons, sans objectif précis, autre que celui de profiter de la région, et de laisser place à de l’imprévu, ça change un peu la façon de découvrir, et apporte un intérêt nouveau au trajet. Une pause le long de la route le temps d’un cliché, puis l’itinéraire nous emmène vers Château-Chalon, c’est donc assez logiquement que nous y faisons un arrêt, afin d’arpenter ses ruelles où le temps semble s’y être arrêté. La sérénité du village ainsi que son cachet nous permettrons d’en immortaliser quelques scènes avant de repartir vers Arbois, par des « routes » ne nous inspirant pas toujours la plus grande des confiances, mais le GPS semble s’y retrouver, alors on le suit.

Arbois aurait pu être un arrêt beaucoup plus long, si la période n’était pas aussi spéciale et si ses différents points d’intérêts avaient été ouverts. Il n’en était rien, et nous n’avions finalement plus tant de temps que cela avant le couvre-feu, nous nous contenterons donc d’un court arrêt, pour y découvrir les quelques points méritant le détour. Encore une fois, on y retrouve cette sérénité bienveillante et l’on apprécie de découvrir un peu autrement ces endroits que nous n’aurions probablement pas visités dans une année normale.

Retour à la chambre, pour une dernière soirée coupés du monde.

Jour 4

Si nous voulions initialement profiter de cette dernière journée dans le Jura avant de reprendre la route, nous nous sommes rendus compte que ce n’était pas très raisonnable, tant la route aller avait été longue, et tant les points encore à visiter dans notre liste nous emmenait bien plus au Sud que prévu. C’est donc vers un plan B, au cœur des Vosges, que nous nous dirigeons. Nous essayons par contre de rester dans le même thème et optons ainsi pour une courte randonnée nous permettant de découvrir une dernière cascade, au nom assez peu glamour, celle de la Pissoire. C’est depuis le parking de l’Eglise du Haut du Tôt que nous partons sur les chemins.

Si le parcours n’est pas des plus longs, il n’en demeure pas moins un peu technique et pentu, il faudra en être conscient avant de s’y engager. Arrivés en bas, la cascade nous tend les bras, et même si nous n’aurons que peu de temps pour en tirer quelques clichés avant qu’elle soit prise d’assaut par les autres randonneurs venus la découvrir ce jour-là, elle n’en demeurera pas moins digne de ce crochet. Le retour un peu plus calme, sera l’occasion de se rappeler de tous ces petits moments, simples, de ces quelques jours passés entre Jura et Vosges. C’est déjà fini, mais ça nous a fait du bien de voyager un peu…

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