Ouest et Centre – 2020 – Autour du Bassin d’Arcachon

Camping Le Petit Nice

Pour notre première semaine de vacances, nous avions donc choisi de nous installer dans un mobil-home au camping Le Petit Nice à la Teste-de-Buch. Sur le papier, ce n’était pas très loin d’Arcachon et à proximité de la Dune du Pilat, et avec un accès à la plage depuis le camping : idéal nous direz-vous ! Oui, mais sur le papier seulement.

L’arrivée jusqu’au camping a déjà été un peu chaotique, même si nous nous y attendions un peu, nous ne l’imaginions pas ce point là : une heure pour 5km… Bienvenue sur le littoral…! Une fois installés via une procédure simplifiée, Covid oblige, nous avons voulu entamer nos vacances par le principal atout du camping, l’océan ! Mais l’accès à la plage n’était pas si évident que cela… Le camping indiquait effectivement qu’il y avait un dénivelé de 30m pour accéder au bord de l’eau mais nous ne nous le représentions clairement pas aussi conséquent et abrupte. Autant la descente que la remontée n’étaient pas évidentes et nous avons donc choisi d’autres plages pour la suite du séjour afin d’éviter d’avoir à prévoir 2 heures pour retrouver notre hébergement. Pour être totalement francs sur le camping, s’il peut convenir aux jeunes, aux adeptes de parapente ou aux familles, nous n’y avons pas vraiment trouvé notre compte. Si pouvoir admirer de magnifiques couchers de soleil les soirs, et bénéficier d’une relative tranquillité ainsi que d’un hébergement récent et tout confort se sont avérés être de bons points positifs, nous avons aussi dû composer avec un camping tout en dénivelé, donc peu accessible et convivial dès qu’il faut s’y déplacer, et des services pas vraiment des plus attractifs, entre le restaurant où nous aurons pas mal attendu pour quelque chose de juste correct, la piscine loin de faire partie des plus grandes déjà vues dans des campings, et les animations pas transcendantes. Nous en garderons un souvenir correct, sans plus, et choisirons probablement un camping situé plus au Nord, moins enclavé et plus facilement accessible lors d’un prochain séjour dans le bassin.

Arcachon

La ville d’Arcachon propose un marché de plein air tous les jours ainsi qu’un marché couvert dans les Halles. C’est par ce lieu de vie de la ville que nous avons débuté notre découverte d’Arcachon, pour y faire nos premières courses du séjour. Le centre-ville est très sympathique, agrémenté de boutiques et de restaurants en tout genre. Il est possible d’aller se renseigner à l’Office du Tourisme et ainsi découvrir les noms des plus belles plages du bassin, mais pas que, et des activités proposées par les différentes sociétés qui se partagent les nombreuses balades en mer. Ces informations sont également disponibles dans les kiosques des vendeurs de billets, à proximité des plages qui dessinent les courbes du bassin, dans la continuité du centre-ville. Les deux jetées principales de départs de bateaux sont la jetée Thiers et la jetée d’Eyrac. C’est là que nous avons pris nos billets à l’avance pour une excursion de 3h dans le bassin, à bord d’un catamaran.

Il y a 3 excursions principalement proposées dont deux concernent essentiellement l’île aux Oiseaux, au centre du bassin avec ses célèbres cabanes tchanquées sur pilotis. La troisième, celle que nous avons choisi, dure 3h, et permet de faire tout le tour du bassin d’Arcachon en passant devant l’ensemble des villages jusqu’au Cap Ferret puis jusqu’au banc d’Arguin pour admirer la Dune du Pilat depuis l’eau et revenir à notre point de départ. Toute l’excursion est commentée, ce qui permet d’apprendre plein de petits détails sur les endroits observés et le patrimoine local. Nous ne pouvons que vous conseiller de faire cette découverte et d’apprécier ce moment hors du temps.

Mais Arcachon n’est pas seulement intéressante à observer depuis l’eau. Son célèbre quartier de la Ville d’Hiver offre la visite du très beau Parc Mauresque mais aussi de nombreuses villas aux façades magnifiques. Même si le quartier permet déjà de prendre de la hauteur sur la ville, il est possible de monter encore un plus haut, en gravissant les quelques marches de l’Observatoire Sainte-Cécile. Un escalier de pierres ainsi qu’un joli pont, permettent d’y accéder et Il, aura encore le courage de monter en haut de la tour. La faible stabilité de l’édifice ainsi que le vertige, l’empêcheront Elle, de vivre également cette expérience. Mais parfois, les photos suffisent. 😉

Pour la petite histoire, la ville est composée de quatre quartiers, correspondant chacun à l’une des saisons de l’année. Non seulement cette répartition est originale, mais également relativement poétique. Tout comme cette ville, aux nombreux visages, à la fois colorée et vivante, sereine et reposante. Selon vos envies, vos humeurs, ou encore l’heure de la journée, il sera possible d’y flâner dans ses ruelles, d’aller se baigner sur l’une de ses très belles plages, ou encore d’aller vous reposer à l’ombre d’un superbe arbre du parc en début d’après-midi.

En redescendant vers la ville, nous passerons encore devant la Basilique Notre-Dame et le quai de la Chapelle où s’élève une majestueuse croix : la Croix des Marins. Cette croix devait autrefois, être saluée de trois coups de corne pour demander la protection de Marie en partant en mer. Si les marins revenaient au port sains et saufs, ils allaient la remercier.

Concernant les plages de la ville, nous n’aurons pas le temps de profiter de chacune d’entre elles. On nous avait conseillé la Plage Pereire à l’Office du tourisme, et c’est donc là que nous choisirons d’aller pour notre dernier jour sur le bassin. Il est vrai que c’est une très belle plage mais pour être honnête, nous y avons passé trop peu de temps pour trouver ce qu’elle pouvait avoir de si particulier, si ce n’est que comme elle se trouve à l’extrémité de la ville, son horizon est plus étendu qu’en plein centre. D’après l’un des membres de l’équipage qui nous faisait profiter du bassin quelques jours plus tôt, la plage serait particulière dans le sens où les frères Pereire, à l’origine de la Ville d’Hiver, aurait souhaité que ce lieu reste le plus préservé possible, et il n’y a donc aucune construction sur tout le littoral qu’occupe la plage. Ce qui, à Arcachon, est clairement appréciable lorsque l’on voit à quel point les touristes peuvent s’installer. N’ayant pas de poches dans nos maillots de bain, nous ne pourrons pas vous faire profiter de ces plages en photo mais voici une oeuvre remarquable dont nous avons pu être témoins au détour d’une balade.

Les plages de la Teste-de-Buch

Comme dit précédemment, la plage adjacente à notre camping n’était pas assez accessible à notre goût. Nous en avons donc testé deux autres à proximité, mais pour lesquelles il était nécessaire de reprendre la voiture. Heureusement, ces plages offrent de grands parkings sous les pins et les accès sont aménagés afin de permettre à tous d’y accéder. La plage la plus proche est la plage du Petit Nice, qui malgré son nom n’appartient pas à notre camping, et qui est assez agréable, c’est probablement la logique inverse d’ailleurs, avec le camping qui tirerait le nom de la plage…

La seconde, et que nous avons plus appréciée, est la plage de la Lagune. Elles sont toutes deux assez propres et très larges et permettent donc à tous d’y trouver une place sans être trop proches les uns des autres, ce que nous recherchions davantage cette année.

Biscarosse

… ou Bisca pour les intimes. A quelques dizaines de kilomètres seulement, nous décidons, par une journée maussade, de nous y rendre. La matinée étant très couverte, la baignade n’est pas au programme bien que nous soyons à Biscarosse-Plage. Plan B donc, nous ferons un tour de grande roue face à la plage principale pour prendre de la hauteur sur les environs. Cette partie « plage » de la ville, a tout ce qu’on attend d’une ville littorale de vacances : un marché des artisans, des glaciers, des vendeurs de gaufres, crêpes et chichis en tout genre et les magasins d’accessoires de plage qui redoublent d’efforts et d’ingéniosité pour vendre des objets qu’on n’utilisera certainement que quinze jours dans une vie. Mais c’est ça aussi les vacances !

Nous reprenons la voiture pour nous diriger vers le lac. Une serviette au bord de l’eau, un pique-nique tiré du sac et nous profitons d’un petit moment paisible. Les nuages commencent doucement à se dissiper mais pour la température, ce n’est toujours pas ça. Bien que l’eau du lac soit nettement moins froide que l’Océan, nous n’y tremperons que les pieds. Dans d’autres circonstances, on aurait certainement pu en profiter davantage, surtout que le lac offre de nombreuses activités aquatiques pour petits et grands. Une prochaine fois peut-être… A noter tout de même que la profondeur de l’eau sur une bonne partie de la rive où nous étions est soit très progressive soit relativement faible, elle permet donc aux enfants de s’amuser dans l’eau en sécurité, et aux parents de pouvoir les surveiller à l’ombre des pins depuis la rive. Il s’agit donc davantage d’un bon plan pour les familles à cet endroit précis.

Dune du Pilat

Enfin ! C’est surtout pour cette dune, qu’Elle, voulait venir passer quelques jours dans le coin. Cela fait plusieurs jours déjà que nous sommes là et nous passons devant sans nous y arrêter. C’est en fin d’après-midi, alors qu’il ne fait pas trop chaud, que nous décidons d’aller en faire l’ascension. Il est presque impossible d’échapper au parking payant (6€ pour 2h) si on ne veut pas avoir besoin de faire d’abord plusieurs kilomètres à pied, ou si l’on préfère ne pas faire du parking sauvage le long de la route… Une fois sortis de la voiture, on passe d’abord devant plusieurs petites échoppes vendant des souvenirs de la Dune, puis après quelques dizaines de mètres sous les pins, on arrive enfin devant l’escalier permettant de simplifier l’accès à la crête. Les touristes sont nombreux, et les plus courageux choisissent de grimper sans utiliser les marches, même si cette option n’est pas des plus faciles pour les jambes ! L’arrivée au sommet offre une vue imprenable sur le bassin et l’Océan, d’un côté, et une forêt de pins, engloutie petit à petit par la Dune, de l’autre. Elle s’étend sur plus de 3 km et il est possible de la traverser d’un bout à l’autre. Il est aussi possible de descendre jusqu’à l’Océan et de remonter. Certains le feront, nous non. Nous profiterons simplement de la vue et du soleil couchant en nous asseyant quelques minutes dans le sable. Pour la descente, pas question de prendre les marches, celles-ci n’étant réservées qu’à la montée. C’est donc à moitié en marchant, à moitié en glissant, que nous rejoindrons finalement le parking, non sans admirer les courageux (ou inconscients, à voir) qui redescendent au pas de course ou en faisant des sauts périlleux. Si nous nous attendions à quelque chose d’assez impressionnant, surtout après avoir déjà pu l’observer depuis la route dès notre arrivée, nous ne l’imaginions pas aussi immense. C’est assez surréaliste lorsqu’on la domine. Expérience toutefois unique, pour un endroit qui l’est tout autant, à faire au moins une fois dans sa vie.

Tour du bassin

Nouvelle journée à la météo mitigée, c’est donc l’occasion de prendre la voiture pour faire le tour du bassin par la route cette fois. On ira d’abord jusqu’à l’extrémité inverse de notre lieu de départ, le Cap Ferret. Premier point d’intérêt, le phare, que nous voyons de loin depuis quelques jours, et dont nous voyons le faisceau, chaque soir au coucher du soleil. Arrivés à son pied, nous ne sommes pas surpris de voir de nombreuses personnes en train de patienter pour y monter mais nous sommes par contre déçus d’entendre qu’à cause des conditions sanitaires, le nombre de personnes pouvant accéder au phare est réduit et donc l’attente est d’au minimum 1h30. Nous préfèrerons donc abandonner cette idée et irons plutôt nous balader entre les cabanes ostréicoles.

Nous rejoindrons ensuite la pointe du Cap et la célèbre plage où les blockhaus semblent sortir de la mer alors qu’ils sont en fait le témoin de l’avancée de l’eau dans les terres qui érodent, un peu plus chaque année, les dunes de sable. C’est là que nous déjeunerons avant de reprendre la route vers les petits villages qui bordent le bassin comme L’Herbe, où est érigée une magnifique chapelle algérienne, témoin d’une époque plus prospère avant. Car malheureusement la villa qui abritait l’homme à qui l’on devait ces deux bâtiments fut détruite pour y construire un immeuble plus « moderne » mais beaucoup moins flatteur dans le paysage, triste témoignage de la progression du tourisme au détriment du patrimoine. Dernier arrêt au Canon, village typique ostréicole, où nous chercherons sans succès une glace rafraîchissante, nous rappelant qu’il n’y a pas que des lieux touristiques, et ce n’est finalement pas pour nous déplaire. Si le sentiment de cette journée est un peu mitigé, en raison de la météo ayant probablement gâché un peu l’expérience, nous sommes aussi contents d’avoir pu voir une autre facette du bassin, un peu plus pittoresque, mais tout autant touristique.

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