Minneapolis To NYC – 2018 – Jours 7 à 9 – Niagara Falls et Scotia, NY

Jour 7

C’est de bon matin que nous quittons Cleveland, après un petit-déjeuner chaotique, surtout pour un hôtel de ce standing… Machine à café en panne, peu de choix, et ensemble assez exotique pour ce qu’il restait au moment où nous sommes arrivés… De quoi vouloir quitter cette ville le plus rapidement possible et voir de nouveaux horizons. En direction des chutes, c’est avec une route assez banale que nous avons composé, jusqu’à arriver à proximité de Buffalo, où comme d’habitude à l’approche des grandes agglomérations, le trafic s’était densifié. La vue sur la skyline était le seul moment fort de cette matinée, du moins, avant d’arriver à la principale attraction de la journée, les chutes du Niagara.

C’est assez impressionnant finalement, lorsque vous arrivez non loin des chutes, d’apercevoir déjà la vapeur d’eau générée par ces dernières, alors qu’il vous reste encore de nombreuses minutes de route avant de franchir la barrière du parc. Assez enthousiastes à l’idée d’enfin pouvoir se dégourdir franchement les jambes, nous descendons de voiture, rassemblons nos affaires et partons en direction des chutes, à pied. A quelques mètres du parking, le courant est vraiment impressionnant, en amont des chutes américaines et c’est après avoir pris quelques clichés de cet endroit que nous décidons de prendre la pleine mesure des chutes en les découvrant d’en bas, depuis le bateau.

Une fois les billets pour le bateau achetés, nous apprécions la vue magnifique qui s’offre à nous depuis le belvédère, et nous ne sommes pas encore au bout de nos surprises. La petite subtilité est qu’il est possible de différencier les visiteurs des chutes sur les bateaux en fonctions de leurs ponchos plastiques. Côté Américain, c’est d’habitude le bleu qui prime, tandis que côté Canadien c’est le rouge qui a été choisi. Seulement, en pleine période d’octobre rose, mettant en avant la lutte contre le cancer du sein, nous nous sommes retrouvés emballés dans de superbes protections roses, et sommes malgré tout restés motivés pour apprécier pleinement ce moment. La découverte des chutes depuis le bateau est assez difficile à expliquer et appréhender sans l’avoir vécu, mais nous nous souvenons encore avoir ressenti une infime partie de la puissance de l’eau à cet endroit, et si vous ne l’avez jamais fait, nous ne pouvons que vous recommander l’expérience. A noter que nous avons été agréablement surpris tout au long de notre balade par le respect et la sympathie des différents touristes présents, laissant à chacun l’opportunité de faire ses clichés.

Mais Elle connaissait déjà plutôt bien cet endroit, et Il ne demandait qu’à voir probablement la plus belle exposition des chutes, à savoir la vue depuis le côté canadien. Nous sommes donc allés jusqu’à la frontière à pied, et après avoir traversé le poste de garde, et montré patte blanche, nous avons marché le long des chutes jusqu’au Horseshoe. A ce moment-là, et plus nous avancions, plus l’eau tombait fort. Nous aurions pu croire qu’il pleuvait, mais il s’agissait uniquement des retombées des chutes. C’est donc dans des conditions dantesques que nous avons fait quelques clichés et une vidéo pour notre film souvenir et que nous sommes ensuite revenus vers la frontière américaine. C’est là que nous avons retrouvé le côté commercial des Etats-Unis, puisque pour franchir la frontière, il faudra vous affranchir, et uniquement au retour, d’un dollar (en monnaie!), aussi symbolique que de trop… A cela s’ajoute le passage devant les agents du poste frontière, et nous revoilà côté américain. Encore un peu mouillés, c’est vers un petit restaurant sans prétention mais néanmoins correct que nous nous dirigerons pour faire une pause bien méritée.

De retour à la voiture, il était maintenant venue l’heure de rejoindre Jeri et sa famille pour un weekend typiquement américain. L’occasion pour Elle de retrouver sa famille américaine, et pour Il d’apprendre à les découvrir, et de plonger un peu plus dans la culture américaine dans sa plus simple expression. Si nous espérions peut-être avoir l’occasion de profiter de la région de Scotia pour faire une activité avec eux, nous nous sommes retrouvés piégés par une météo bien automnale. Cela ne nous aura pas empêché de profiter d’un copieux dîner, après une longue route et une arrivée nocturne. Après des retrouvailles, sincères et joyeuses, même si cela ne faisait que quelques mois que nous ne nous étions pas vus avec Jeri et Rose, présentes à notre mariage, il était venue l’heure de profiter de fried chicken, de mac’n’cheese, et autres plats préparés avec amour par notre hôte.

Jour 8

Le lendemain, après une bonne nuit de sommeil dans cette maison si chaleureuse, c’est avec un copieux petit-déjeuner que la journée commence. Si Jeri et Rose sont parties visiter un collège, c’est sous une pluie torrentielle que nous sommes allés nous balader sans réel but au mall d’Albany avec Colter, l’un des fils de Jeri, et Claire, une amie de Drew (son aîné). S’il n’a rien de particulier, c’est toujours une occasion de s’imprégner de la culture américaine, et d’être dépaysé en toute simplicité également. Sur le retour, après avoir passé de nombreuses minutes à essayer de se retrouver les uns les autres dans le mall, sans pouvoir se joindre, nous avons décidé de retourner progressivement vers la maison. En chemin, et ayant tous un peu faim dans cette journée complètement décalée, nous avons fait une pause dans un petit Diner local, où chacun a pris ce qui lui plaisait, entre burger, sandwichs, oeufs…

L’après-midi sera l’occasion de retrouver Jeri et Rose, autour d’un Tripoley, jeu de cartes dont le plateau était fabriqué maison lors de son dernier séjour à Elle dans la famille en 2014. Elle a ainsi pu retrouver ce jeu qu’elle aimait beaucoup, et Il a eu l’opportunité de découvrir quelques souvenirs commun de cette famille « recomposée ». Le reste de la journée se terminera aussi naturellement qu’elle aura commencé.

La soirée se finira par un jeu, autour du feu, l’occasion encore une fois de profiter, simplement, de ces moments qui font et feront à jamais partie de ce voyage, unique et mémorable. Le jeu choisi était Vertellis, un jeu de questions permettant d’apprendre à se découvrir, ou se connaître encore davantage. Ce fut l’occasion d’échanger et de passer une soirée un peu différente, définitivement hors du temps.

Jour 9

Le dimanche, rien n’aura changé niveau météo. Comme si cette parenthèse dans notre voyage était à la fois hors du temps et hors de notre RoadTrip en lui-même. Rien ne semblait vouloir nous laisser l’opportunité de pouvoir planifier quelque chose, et on se laissait ainsi porter par les envies de chacun. C’est avec un brunch, encore très copieux que nous lancerons notre dernier jour à Scotia. Jeri ayant bien compris que nous avions ce besoin de sortir un petit peu, malgré la météo, nous sommes allés nous promener dans un grand magasin typiquement américain, après avoir fait le plein pour repartir sereinement le lendemain.

Les BJs sont une chaîne de magasins dont la particularité est de mettre à disposition de la vente en gros conditionnement. Alors si déjà à l’échelle européenne, n’importe quel conditionnement américain peut sembler déjà impressionnant, une fois dans ce magasin, tout est carrément gigantesque. Presque effrayant. Mais cette société de consommation fait partie intégrante des Etats-Unis, et c’est aussi parfois grisant de juste se laisser porter, au moins le temps de quelques achats, dont certains auront bien du mal à rentrer dans les valises d’ailleurs.

La dernière soirée, c’est avec le retour de Drew, le grand frère, que nous composerons et profiterons ainsi de l’occasion d’être tous réunis pour jouer au Crabs, un jeu de cartes/bluff où notre duo se débrouillera plutôt pas mal face au combo frère et soeur. Nous savons que ces ultimes heures avec eux sont précieuses, tout le monde se remémore les bons moments des années précédentes, raconte un peu là où il en est et ce qu’il attend des jours, mois, années à venir. Cette parenthèse s’achève bientôt, inclassable, mais mémorable. Drew nous accompagnera jusqu’à New-York, ayant un avion à prendre dans les jours suivants, Colter nous dira au revoir ce soir-là, Jeri également. Rose n’aura pas eu le courage d’aller au lycée sans nous dire au revoir le lundi, c’est donc assez touchés par cette dernière que nous regrouperons nos affaires, pour le dernier trajet de notre RoadTrip. L’arrivée à New York City…

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