La Rochelle & Île de Ré – 2018 – Partie 3

Être à La Rochelle nous aura également donné l’opportunité de découvrir ou revisiter ses alentours. Plusieurs alternatives s’offrent à vous, et nous ne vous parlerons même pas ici des options un peu plus dans les terres. Pour cette semaine, nous aurons été le temps d’une grosse matinée à Fouras, avant d’aller passer un petit morceau d’après-midi dans Rochefort, désertée. Et entre nos escapades sur l’île de Ré et nos pauses à La Rochelle, nous nous offrirons une journée sur l’île d’Aix, passant ainsi au plus près du célèbre Fort Boyard, déjà bien visible depuis Fouras, mais tellement plus impressionnant depuis l’océan.

Fouras est une ville assez méconnue. Il, la connaît depuis qu’il venait rendre visite à des amis possédant une petite maison de pêcheur sur la pointe de la fumée. C’était avant les grosses tempêtes ayant complètement rendu ces maisons inhabitables pour la plupart, détruites pour les autres. L’océan a aujourd’hui repris ses droits dans cette zone, mais Fouras n’en a pas pour autant perdu de son charme, avec un centre bien vivant les jours de marché. Nous profiterons de la vie sur le marché pour nous approvisionner en spécialités locales et trouver de quoi déjeuner sur le pouce, non loin du Fort Vauban de Fouras. Nous irons ensuite jusqu’à surplomber la grande plage, avant de revenir vers le centre, flânant entre les boutiques d’accessoires de plage et les boutiques plus atypiques comme cette petite échoppe de jouets en tous genres. Nous ne pourrions que vous recommander de vous rendre à Fouras un jour de marché, cela vous permettra de profiter de l’animation avant de vous rendre dans des zones plus calmes et méconnues, profitant d’une plage de qualité avec une vue imprenable sur le fameux Fort Boyard que vous pouvez voir sur la dernière photo (en plissant un peu les yeux malgré tout).

Cette journée-là, Il voulait également lui faire découvrir une particularité de la ville de Rochefort, l’Hermione. Pour faire court, l’histoire de l’Hermione actuelle remonte à 1997, quand l’idée de recréer un bateau mythique a été émise de la part d’une association voulant reproduire à l’identique le fameux bateau, ayant permis à Lafayette de rejoindre les Etats-Unis, luttant alors pour leur indépendance, en 1780. Si à l’époque il n’aura fallu que deux ans pour construire l’Hermione, il en aura fallu presque dix fois plus aujourd’hui à ces passionnés, grâce également à la visite du chantier rendue possible et finançant ainsi en grande partie la construction. Les premières années, il était donc possible de voir la construction de la coque, puis petit à petit de se représenter davantage en détails l’ampleur du chantier. En 2015, l’Hermione revivra son voyage d’origine, rejoignant les Etats-Unis, véritable exploit pour cette équipage composé à la fois de volontaires et de marins aguerris, dans des conditions presque similaires à celles de l’époque. Aujourd’hui, le bateau est visible sur son lieu de construction, à deux pas de la Corderie Royale, et démontre encore aujourd’hui le fort passé maritime de la ville. Mais si celle-ci avait toujours parue bien vivante lors de toutes ces années pendant lesquelles Il aura suivi l’évolution du navire, cette année, et sous un soleil de plomb, la ville était déserte, rendant ainsi notre petite visite plus courte que prévue. En revanche, si vous passez à proximité, en famille, nous ne pouvons que vous conseiller d’y aller pour apercevoir ce magnifique navire, fleuron de la ville, comme celui d’autrefois et d’ainsi conjuguer visite découverte avec de potentiels divertissements comme le parcours d’escalade réalisé pour petits et grands sur les mâts et voiles du bateau.

Notre grosse escapade de ces vacances aura été celle sur l’île d’Aix. Pour y arriver, nous avons pris le bateau directement au départ de La Rochelle, pour une grosse heure de voyage, en prenant le temps de faire le tour de Fort Boyard en passant. Une fois sur l’île, lâchés au milieu des autres touristes débarquant du bateau, nous sommes rapidement arrivés au petit village et centre névralgique de ce petit bout de terre. Inutile de chercher des commerces beaucoup plus loin qu’ici, et il en va de même avec tous ce dont les touristes pourraient avoir besoin pendant leurs vacances. Petits restaurants, épicerie, poste, mairie, tout est là, à quelques dizaines de mètres à pied une fois descendu du bateau. Maintenant, si vous voulez pouvoir vous targuer d’avoir visité l’île d’Aix, c’est plus loin qu’il faudra aller. Au moins pour en voir d’autres visages. Ayant nos sandwichs avec nous, nous avons rapidement pris le parti de rejoindre rapidement des endroits plus calmes, plus préservés et authentiques, un peu l’essentiel de ce que nous étions venus chercher sur Aix.

C’est donc quasiment jusqu’à la pointe que nous sommes allés, avant de nous poser sur une petite plage bien encaissée, et pas si facile que ça à atteindre, malgré plusieurs familles ou couples déjà présents sur place, pas vraiment pour se baigner vu la température et la météo du jour, simplement pour profiter du lieu, le temps de grignoter ou de profiter d’un jeu de plage. A l’aller jusqu’à cette plage, nous avons pu observer les paysages très différents de l’île, entre le port, le petit village, les zones plus ouvertes et découvertes, et la zone boisée au fur et à mesure qu’on s’éloignait du village. Nous avons ensuite pris le chemin du retour, longeant cette fois le littoral, sur des sentiers beaucoup plus petits, presque escarpés, moins fréquentés, avec une vue imprenable sur le côté plus sauvage de l’île. Nous atteignons bientôt la Batterie de Jamblet, dont il est possible de pénétrer à l’intérieur de certains ouvrages pour en apprendre un peu plus. Il s’agit en fait d’un ouvrage qui était destiné à protéger la rade de Rochefort dans laquelle de nombreux navires de guerre mouillaient. Elle fut détruite par les navires Anglais en 1757. Elle sera ensuite reconstruite et restera ainsi en fonction jusqu’à sa prise de retraite après la seconde guerre mondiale. Elle marquait en fait, pour nous, la fin de la partie plus sinueuse et le début de la grande plage du Tridoux, sur laquelle nous remonterons jusqu’au village.

Nous avons ainsi décidé de nous impliquer davantage dans l’histoire de l’île en nous rendant à la maison de la Nacre. C’est une entreprise qui a fait vivre l’île pendant de plusieurs dizaines d’années. Il est possible d’en visiter un petit « musée », aussi atypique dans la forme que petit en taille, d’une autre époque sur pas mal de points mais pas si dénué d’intérêt que ça, pour qui sait prendre le temps de s’intéresser aux informations à disposition. Bien évidemment, tout n’est plus très récent, mais il y a de belles choses à voir, et cela permet d’en apprendre un peu plus sur l’île en elle-même et l’entreprise. Au final, nous aurons envie d’en rapporter un petit souvenir pour Elle, et nous en repartons avec une impression positive. Passant à côté du magnifique Sémaphore, nous irons jusqu’à la plage de l’Anse de la Croix, superbe et ni trop, ni trop peu peuplée. Nous en profiterons pour nous poser et reposer, lire un peu, tremper les pieds dans l’eau et retourner ensuite faire nos adieux à ce petit village, à cette petite île, et reprendre le bateau retour, la tête plein de souvenirs, de vacances.

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