Cette année-là, nous préparions un évènement important… notre mariage ! Nous n’avions donc initialement pas prévu de partir très longtemps, mais le stress accumulé nous a quand même donné envie de vacances. Et finalement, ce n’est pas une, mais deux destinations qui rythmeront notre mois de juillet. En avant pour la première, Venise.
Encore une fois, et comme très souvent, ce sont les prix des billets d’avion qui ont motivé notre choix pour cocher cette nouvelle destination sur notre liste.
Jour 1
Partis de Luxembourg en milieu de journée, nous survolerons les Alpes et la lagune de Venise avant d’atterrir à l’aéroport Marco Polo. L’approche de Venise restera l’un de nos souvenirs clés de ce voyage. En effet, pouvoir appréhender clairement les limites de la ville en la survolant est un scénario plutôt rare d’habitude, alors quand en plus il s’agit d’une cité aussi belle que Venise, c’est tout simplement inoubliable. On vous laisse d’ailleurs en juger par vous-mêmes ci-dessous.



Renseignements pris en amont du voyage, nous savions qu’il y avait de nombreux moyens de rejoindre Venise depuis l’aéroport. Nous avions fait le choix de prendre le bus, moins onéreux (15€ aller/retour) . Il nous restait encore deux possibilités, le bus express qui passe toutes les 30 minutes et qui va directement à destination, ou bien le bus classique qui faisait des arrêts sur le chemin. Ce dernier passant toutes les 15 minutes, et étant sur le départ au moment où nous avons acquis nos billets à l’automate, c’est celui-ci que nous choisirons. Le trajet dure environ 25 minutes et nous emmène sur la Piazzale Roma. Attention cependant, c’est un bus de ville qui n’a pas de soute pour les bagages. Quand nous ne partons que quelques jours, nous prenons généralement des bagages cabines moins encombrants pour les transports et les déplacements du premier et du dernier jour. Nous vous invitons d’ailleurs à rester prudents lors de votre arrivée au terminus des bus, cette zone étant très fréquentée est une potentielle zone d’action pour les pickpockets; les options pour prendre la fuite étant nombreuses.
Les transports dans la lagune sont assez chers et comme nous voulions pouvoir profiter du centre également en soirée, quand les touristes sont moins nombreux, nous avions trouvé une chambre d’hôtes à 300m de la place Saint-Marc. Si votre budget n’est pas trop serré et que vous souhaitez découvrir Venise moins encombrée, nous vous la conseillons ici. Pour la rejoindre, nous choisirons d’y aller à pied pour traverser une première fois la ville. Grand mal nous en a pris, car bien que la distance ne soit pas très importante, nous n’avions pas pris en compte les très nombreux ponts que nous allions devoir traverser ni les pavés qui jalonnaient le chemin sous les roulettes de nos valises. Trajet bruyant et interminable mais ça en valait la peine.




L’après-midi étant déjà bien entamée, nous irons nous balader autour des points d’intérêts principaux : la place Saint-Marc avec la Basilique et le Campanile, le Palais Ducal et le Pont des Soupirs, l’Arsenal, le Pont du Rialto. Tout cela en profitant des célèbres canaux et des innombrables ponts qui les enjambent. Tout le centre peut se faire facilement à pied et permet de voir beaucoup de choses. D’autant plus que, en fin de journée, les croisiéristes sont tous de retour sur leur bateau et il est bien plus agréable de visiter sans les hordes de touristes se ruant dans tous les sens. Nous finirons par dîner dans un restaurant, trop touristique à notre goût, avant de prendre une bonne glace chez Venchi et de rentrer nous reposer.













Jour 2
Venise propose, pour les jeunes de 6 à 29 ans, une carte spéciale : Rolling Venice pour les transports que ce soit terrestres ou maritimes. La carte en elle-même coûte 6€ et n’est disponible qu’en version 72h, avec ou sans les trajets jusqu’à l’aéroport. Comme nous avions 3 jours pleins à passer sur place, nous avons choisi de prendre la formule sans les transferts à 22€ par personne à la place de 40. Cette carte nous a permis de profiter des vaporetti à volonté à partir du Jour 2 et jusqu’à la fin du Jour 5.
Nous avions donc choisi de consacrer la deuxième journée à la visite des célèbres îles de Burano et Murano. Ambiance vacances garantie : couleurs pétillantes et démonstration impressionnante par les maîtres verriers. Le trajet en vaporetto jusqu’à la première île, Burano est tout de même long et à prendre en compte dans le déroulement de la journée. Au bout d’une heure de trajet donc, nous arrivons à Burano. Nous y passerons un peu de temps, déambulant au gré des rues et des façades colorées jusqu’à traverser le petit pont vers l’île de Mazzorbo, où nous reprendrons la navette en direction de Murano, plus proche de l’île principale. Nous déjeunerons donc à Murano, dans un restaurant traditionnel avant d’assister à une fabrication artisanale de verre soufflé. Sachez en tout cas que pour assister à une démonstration de souffleur, nous avons pu voir de tout, à tous les prix, et dans des conditions plus ou moins encadrées. Si cela entretient un peu le folklore de l’île, nous ne pouvons que vous conseiller de rester prudents sur ce qui vous sera vraiment présenté et à quel prix.
















De retour au centre de Venise, abattus par la chaleur de la journée, nous retournons rapidement à notre chambre pour récupérer maillots de bain et serviettes et reprenons un vaporetto en direction du Lido de Venise. Nous traversons la grande avenue qui nous sépare de Lido Beach et profitons d’un bon bain rafraîchissant. Cette plage étant la plus accessible, elle est par conséquent très chargée en touristes. En rentrant à notre chambre, nous demanderons conseil à nos hôtes pour savoir si nous ne pouvions pas avoir une meilleure option pour les jours suivants.





En cette deuxième soirée, nous nous appliquerons à chercher un restaurant plus typique et moins touristique. Il faut aussi préciser que Venise est un vrai labyrinthe et que nous étions bien content de pouvoir profiter des GPS de nos téléphones pour éviter de nous perdre et de repasser 100 fois au même endroit. Mais, si d’habitude nous finissons par avoir un minimum nos repères dans les villes que nous visitons, nous n’aurons jamais vraiment eu d’automatismes à Venise. Cela peut s’avérer un peu moins tranquille et naturel que dans d’autres villes où nous pouvions les derniers jours lâcher davantage nos téléphones.
Nous finirons par trouver un petit restaurant : L’Antico Gatoleto, où nous avons pu déguster des plats savoureux à prix correct. Nous l’aurons tellement apprécié, que nous y serons retournés le lendemain. Mais avant la prochaine journée, évidemment, pas de soirée en Italie sans gelato !





Jour 4
En ce quatrième jour, nous avions prévu des visites culturelles et historiques. Les croisiéristes débarquant aux alentours de 10h, notre objectif était d’arriver dans la file d’attente pour atteindre l’intérieur de la Basilique Saint-Marc avant eux. Et malgré cela, la foule était déjà bien présente alors que la Basilique venait à peine d’ouvrir ses portes. La visite n’est pas très longue. Notez que les photos y sont interdites et une tenue correcte est exigée, comme dans toutes les églises en Italie. En parlant de code vestimentaire, ne comptez pas non plus pouvoir visiter Venise en maillot de bain. Cela peut paraître être du bon sens, mais quand il fait une chaleur comme celle que nous avons connue en y étant, tout est à envisager. Cependant, la police veillait particulièrement au respect de ce point.



Juste à côté de la Basilique se trouve le Palais Ducal. Pour pouvoir le visiter et en apprendre plus sur son histoire, nous avions réservé une visite guidée à 10h20, en français : Les itinéraires secrets. Cette visite nous permettra de traverser des passages qui ne sont pas ouverts au public n’optant pas pour le circuit guidé, de passer par l’intérieur du Pont des Soupirs, et d’en apprendre plus sur l’histoire de Casanova (et nous faire notre propre avis sur son évasion assez rocambolesque).







Après cette visite riche en anecdotes, trop nombreuses pour être détaillées, nous prendrons un vaporetto pour traverser le Grand Canal et nous rendre à la Punta della Dogana et voir ainsi de plus près la Basilique Santa Maria della Salute.








Nous finirons encore une fois la journée à la plage au Lido de Venise. Mais cette fois, sur les conseils de notre hôte, nous reprendrons un bus en direction d’Alberoni depuis le point d’arrivée au Lido. Le trajet en a certes été rallongé, mais la plage était bien plus belle et déserte, ce qui a permis d’en profiter davantage. De retour à Venise, après une bonne douche, nous irons dîner avant de nous balader encore un peu et de revoir le Pont du Rialto de nuit. Ainsi, nous profiterons au maximum du privilège d’avoir la ville quasiment rien qu’à nous.



Jour 5
Nous consacrerons cette matinée à une balade sur les berges du Grand Canal, où nous croiserons un marché sur le chemin vers le centre commercial Fontago dei Tedeschi. Si nous cherchons ce bâtiment, ce n’est pas pour faire des emplettes mais pour en atteindre le dernier étage et profiter d’une vue panoramique sur la ville. L’accès est gratuit mais également connu des touristes. Il faut s’attendre à patienter quelques minutes avant d’accéder au toit. L’occasion d’avoir un panorama sur la ville (et notamment une vue imprenable sur le Rialto) est néanmoins exceptionnelle et totalement gratuite, il n’est donc pas si difficile de patienter un peu. Pour le déjeuner, nous avions lu dans notre guide qu’un ancien théâtre avait été transformé en supermarché ce qui rendait la combinaison des deux particulière. Nous y ferons nos achats de produits locaux pour nous rassasier. Puis, encore une fois, et parce que c’est tout de même des vacances, nous retrouverons la plage d’Alberoni pour finir la journée.
















Jour 6
En cette dernière matinée sur place, nous avons choisi de faire l’ascension du Campanile de la place Saint-Marc pour profiter, encore une fois, de la vue magnifique qu’on pouvait s’offrir sur la ville. Nous ne le savions pas avant, mais il n’est pas possible de monter autrement qu’en prenant l’ascenseur. Une arrivée très matinale permet d’éviter une foule importante.







La dernière visite est consacrée au célèbre théâtre de Venise : La Fenice. Le bâtiment n’est pas très impressionnant vu de l’extérieur mais la salle intérieure est majestueuse !








C’est sur cette dernière visite que s’achève notre séjour à Venise. Malgré le prix important du billet (8€ par personne), nous prendrons le vaporetto cette fois, pour faire la liaison de notre hôtel à la Piazzale Roma et pour ensuite reprendre le bus jusqu’à l’aéroport. Et nous ne pouvons que vous conseiller de faire de même pour vous éviter une traversée pénible et éprouvante de Venise avec la valise…! Ce séjour nous aura apporté plein de souvenirs, de soleil et de repos. Malgré l’omniprésence des touristes, la ville reste quand même à la hauteur de sa réputation, et toutes les îles qui l’entourent également.




Bilan :

- Magnifique carte postale
- Profiter de Venise en comité réduit, en début et fin de journée
- Les différents transferts en bateaux, dépaysants et agréables

- La plage d’Alberoni
- La chambre bien placée et agréable
- Le restaurant Antico Gatoleto

- Même si nous en sommes, l’omniprésence des touristes ternissant une ville pourtant sublime
- Le manque d’authenticité qui en découle dans plein de domaines, que ce soit les boutiques ou les restaurants

- Le trop grand nombre de touristes et la pollution provoquée par les paquebots de croisières
- Les restaurants attrape-touristes
Quelques petites choses à savoir qui pourraient vous être utiles :
- Choix de restaurant
Ce n’est pas une science exacte mais très souvent, dans les villes à fort potentiel touristique, les restaurants qui présentent leur carte à l’extérieur avec des photos de plats, sont des pièges à voyageurs. Le prix du couvert (point suivant) sera souvent plus élevé, les plats pas forcément fameux, et si vous n’êtes pas familiers avec la langue, certains profiteront de possibles confusions pour agrémenter votre commande à leur guise.
- Prix du couvert/personne
Dans tous les restaurants en Italie (hors fast-food), un prix par personne pour le couvert/pain est ajouté indépendamment de ce que vous commandez. Il est généralement compris entre 2 et 3€ et fait office de pourboire. Il n’est donc pas nécessaire de laisser de la monnaie supplémentaire.
- Pas de carafes d’eau
La qualité de l’eau du robinet étant relativement mauvaise, les Italiens ne proposent plus de carafes d’eau dans les restaurants. Souvent, le serveur vous demandera dès votre installation « naturale o frizzante » pour savoir s’il doit vous apporter une bouteille d’eau plate ou gazeuse.
- Des repas économiques
Si vous souhaitez bien manger et à petit prix, ne négligez pas les sandwichs. En Italie, dans les supermarchés et même souvent dans les petites épiceries, vous pouvez trouver un rayon charcuterie fraîche. Là, vous pourrez demander « un panino farcito » et choisir la charcuterie que vous souhaitez y mettre pour un prix de 2€ en moyenne. Vous pouvez également y ajouter le fromage de votre choix que vous paierez au poids. Cela permet de manger de très bons sandwichs, avec des produits frais et souvent locaux, pour un petit budget.
- Les meilleures glaces sont celles qu’on ne voit pas
L’Italie est bien sûr réputée pour « il gelato ». Nous sommes tous attirés par les belles montagnes de glaces colorées. Et elles sont souvent assez bonnes. Cependant, si vous voulez déguster de vraies glaces de qualité, vous les trouverez dans des pots « cachés » sous le comptoir et recouverts de couvercles en inox. De plus, les couleurs pourraient ne pas être celles auxquelles vous êtes habitués. Les vraies gelati n’ont pas de colorant et leurs couleurs naturelles sont plus pastel. Mieux vaut un glacier avec moins de parfums et plus discret pour une meilleure qualité et du « fait maison ».
- Des mauvais conducteurs
Ce n’est pas un mythe, les Italiens sont de très mauvais conducteurs ! Un stop n’est en fait qu’un cédez le passage, voire il n’existe pas. Ils dépassent tout le temps, partout, même en ligne continue. La vitesse n’est là qu’à titre indicatif… Bien sûr, il y a des contrôles mais il est probable que nous étrangers, nous fassions plus avoir, que les locaux. Malgré ce que l’on pourrait penser, même s’ils ne respectent pas vraiment les vitesses, il y a de nombreux radars en Italie également. Alors, vous vous sentirez obligés de conduire un peu comme eux (il n’y a pas vraiment le choix pour être honnêtes) mais restez tout de même très vigilants, et pour votre portefeuille, et pour votre vie !
- ZTL : Zone à trafic limité
Ce sont des zones souvent présentes dans les centres-villes. Lorsque ces zones sont actives, il est absolument interdit d’y pénétrer en voiture (sans autorisation) sous peine de se voir attribuer une lourde amende. Elles sont toutes sous vidéo-surveillance et prennent votre plaque d’immatriculation en photo. Pour les petits malins qui pourraient penser que ce n’est pas important si vous avez une voiture de location, ne l’envisagez pas. L’agence de location vous retrouvera en fonction de vos dates de contrat et vous recevrez tout de même la contravention. En cas de doute, il est toujours préférable de contourner ces zones.
- Les ordures
Encore une idée reçue qui n’est malheureusement pas si fausse : la gestion des ordures. Bien que dans les logements par lesquels nous sommes passés, on nous demandait généralement de faire le tri des ordures, cela ne se reflétait pas à l’extérieur. Certaines rues sont encore très sales et beaucoup de déchets gisent dans la nature et aux abords des routes. C’est bien dommage.

Moi j’y suis allé en 2017, il est encore possible de trouver des petits endroits préservés, des ruelles avec des petits commerces de fruits etr légumes, surtout au coeur du quartier de Castello.
Quant à ces gros balourds de bateaux de croisière, je pense que maintenant ils n’accostent en plein centre de Venise. Du moins je l’espère…
https://www.geo.fr/voyage/les-bateaux-de-croisiere-bientot-chasses-de-venise-196968
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