Amsterdam – 2016

Pour nous offrir une petite parenthèse de vacances supplémentaire, en complément de notre break d’été qui se fait habituellement en juillet, nous avons décidé de profiter du long weekend du 15 août. Ce « petit ajout » nous amènera donc, cette année-là, à Amsterdam, capitale choisie pour sa facilité d’accès pour nous, et le fait que nous n’aurons donc pas besoin, ni d’anticiper beaucoup, ni de dépenser trop en transports pour nous y rendre.

Jour 1

Au matin du 13 août, nous prenons donc la route pour les Pays-Bas. Ils ne sont pas si loin de nous, mais nous feront quand même traverser trois pays pour les atteindre. Et oui, dans notre région, les frontières sont proches les unes des autres, et pouvoir les traverser aussi facilement est une chance que nous oublions presque de nos jours… Bref, je m’égare… C’est donc après avoir emprunté un petit bout d’Allemagne, traversé le Luxembourg et tracé une virgule en Belgique que nous arrivons au pays des tulipes (mais ce n’est plus la saison…!).

Nous prenons nos quartiers en début d’après-midi, dans un hôtel au Sud du centre. Sans être ni remarquable, ni mémorable, c’était un bon rapport qualité/prix, propre et calme, avec un parking à proximité et non loin des transports en commun, le choix idéal donc en dernière minute. Peut-être est-il envisageable, en s’y prenant à l’avance, de trouver quelque chose de plus typique, et plus central, pour profiter pleinement du charme des canaux et des ruelles.

On part donc en direction du centre, avec comme première déconvenue, l’incompréhension la plus totale de la langue! Bon ça on le savait… Mais au final pour ce qui est du nom des rues, des arrêts, des trams, c’est plus de la reconnaissance visuelle que de la lecture…! Une expérience assez marrante en fin de compte. Heureusement, Il ne se débrouille pas trop mal en orientation, et Elle est à l’aise en anglais. Cela nous permet toujours de vivre ces expériences (plus ou moins) sereinement. Nous arrivons en tramway près du musée Van Gogh, que nous ne visiterons pas, car d’autres points d’intérêts ont retenu davantage notre attention, mais auquel nous descendrons des transports pour commencer la visite à pied. Je pense qu’il peut valoir le détour pour ceux ayant davantage de sensibilité pour l’art que nous, même si certains tableaux incontournables doivent y être exposés et doivent mériter le détour pour tout un chacun. Faute de temps, par choix aussi, nous en sacrifierons donc la visite.

Il ne nous faudra pas longtemps à partir de ce point pour arriver à proximité des premiers canaux, et nous rendre compte de la réelle affluence en cette période estivale, et ce, même si finalement le temps n’était pas tout à fait au rendez-vous ce jour là… On le savait, la météo du 15 août relève toujours d’un certain hasard. Nous en profiterons donc pour nous balader sans réel objectif, sauf peut-être celui de faire un peu connaissance avec la ville, découvrir ses quartiers, et repérer les lieux vers lesquels nous pourrons nous diriger le lendemain. Mais déjà, le dépaysement est au rendez-vous, entre canaux très typiques, bateaux de toutes sortes et magasins de fromages… On en oublie presque les vélos, qui sont vraiment mis à l’honneur dans cette ville. Presque un peu trop, tant ils deviennent limite un danger pour les piétons, non avertis que nous sommes, défilant de tous les cotés, sans trop prévenir. Finalement arrivés, un peu par hasard, devant la maison d’Anne Frank, tristement célèbre, nous souhaitions absolument la visiter. C’est d’abord les yeux rivés sur la façade que nous nous en approchons, avant de nous rendre compte que l’incroyable file, serpentant de la maison jusqu’à la petite place accolée, était en fait la file des visiteurs voulant, comme nous, s’y rendre… Nous avons donc pris la décision de réserver notre visite le lendemain matin et ainsi profiter de la soirée qui s’annonçait pour découvrir un peu plus le reste de la ville. Nous ne pouvons donc que vous recommander de réserver votre visite en ligne…!

Nous ne ferons que mentionner rapidement notre passage, bien malgré nous, dans le quartier rouge, qui ne méritera le détour que pour ceux qui y cherchent leur bonheur (si l’on peut dire ça comme ça…), ou pour l’avoir vu, et savoir où s’en tenir. Le moins que l’on puisse en dire, c’est qu’il est finalement très spécial de voir tout cela d’aussi près, et ce au détour d’une rue plutôt passante. Mais c’est aussi ça Amsterdam, une grande diversité, une culture du défendu, une ouverture différente.

En tout cas, une chose est sûre, cette capitale est plaisante, et nous rentrerons à l’hôtel impatients de pouvoir en découvrir un peu plus sur cette petite Venise du Nord.

Jour 2

Le lendemain, après un copieux petit-déjeuner à l’hôtel, nous filons donc vers la maison d’Anne Frank, où nous avons opté pour une visite en début de journée, afin d’éviter les files d’attente trop importantes, car même pour ceux ayant réservé, il faut faire la queue… Bon, il est vrai qu’une fois que vous pénétrez à l’intérieur, vous comprenez davantage pourquoi. La maison est typique, très étroite, avec les pièces tout en enfilade, et pour vraiment apprécier la visite, il est impératif de scinder les groupes et d’avancer à rythme modéré. Bon choix des organisateurs donc. C’est un lieu unique, difficile à décrire, il est impossible d’exprimer réellement ce que l’on ressent, entre colère contre cette oppression de l’époque, espoir au vu de cette petite fille si forte au final, et chance quelque part, d’avoir aujourd’hui la vie que l’on a, quand d’autres n’en avaient pas le quart et pourtant en profitaient autant qu’ils le pouvaient… La maison est plutôt bien conservée/reconstituée, et que vous lisiez le livre après, ou l’ayez déjà lu, je pense que cela vous permet de prendre pleinement conscience de cette histoire d’une vie. A notre sens, il est difficile de visiter la capitale sans faire cette visite, mais il est essentiel si vous la faites, de prendre le temps, une fois retournés dans l’espace « musée », de lire les témoignages, regarder les extraits vidéos, de vous imprégner du lieu, avant d’en ressortir, forcément touchés.

Nous repartons ensuite en transports jusqu’au cœur de la ville, où nous en profitons pour découvrir le Begijnhof (ne me demandez pas comment cela se prononce…!), qui se traduit par le Béguinage d’Amsterdam (voilà qui se prononce un peu plus facilement pour nous !). De la rue principale, vous n’en voyez qu’une toute mignonne porte en bois, un tout aussi petit porche, sous lequel les gens passent, certains connaissant, les autres ne sachant pas trop pourquoi. Nous étions un peu entre les deux, mais c’est une agréable surprise de tomber sur cette arrière cour relativement grande par rapport à l’entrée. C’est autant le côté préservé du lieu, hors du temps, qui nous a séduit que la quiétude qui y règne, en totale opposition avec l’animation des rues de l’autre coté de la porte. Le temps y semble vraiment arrêté. Un incontournable pour une petite pause totalement atypique, mais veillez à bien respecter les lieux quand même, des gens y habitent et ils méritent qu’on respecte leur lieu de vie.

Après une pause burger le midi, car il faut l’admettre, nous ne sommes pas des fervents défenseurs de la cuisine locale, nous décidons de vivre l’expérience depuis les canaux. C’est donc pour une visite commentée en bateau que nous optons et elle se révèle être très intéressante. Nous n’avons vraiment pas vu le temps passer, preuve que le tour valait le coup, et il nous a surtout permis de placer des repères sur les lieux que nous voulions encore voir durant notre week-end. Ce qui est assez fascinant, c’est de voir à quel point l’eau occupe une place centrale dans la ville. Bien sûr, tout le monde le sait plus ou moins, on n’imagine pas Amsterdam sans les canaux, mais en quelques minutes, nous passons d’un impressionnant cours d’eau à de petits canaux pittoresques, entre l’IJ (un lac néerlandais d’eau douce, séparé par deux écluses) plutôt vaste et ouvert, et le centre historique, plus étriqué. Et cette image là, de ville aux différents cours d’eau interconnectés, nous l’avons déjà moins. De tout cela, nous découvrirons des choses intéressantes que nous vous partagerons plus bas.

Une fois notre tour de bateau terminé, notre curiosité a été attirée par un ferry permettant de rejoindre l’autre côté de la rive, au nord du centre historique. Franchement, au moment d’écrire cet article, je ne me souviens plus vraiment ce qui nous avait attiré là-bas, si c’était notre guide de poche ou quelque chose sur place, mais toujours est-il qu’il y avait une immense brocante à ciel ouvert, et nous en avons profité pour nous imprégner encore un peu plus de la culture locale, en dehors des sentiers battus. Et cela restera une expérience bien sympathique pendant laquelle nous chinerons quelques bricoles, avant de repartir pour le centre. L’entrée était payante, quelques euros, mais ça en valait la peine, à condition bien sûr d’être un minimum intéressé par cette activité, ou attiré par la découverte…Pour la petite anecdote, utile à ceux qui se sentiraient le courage de partir un peu en exploration, un vieux sous-marin mouille à quelques centaines de mètres de l’embarcadère du ferry, coté Buiksloterham. Pour la comparaison, cela ressemblait un peu à l’esprit de Camden Town à Londres. Revenons maintenant au cœur d’Amsterdam !

Nous marcherons un peu au hasard pour finir notre journée, passant à côté de la brasserie Heineken, que nous ne visiterons pas, faute de temps (et pas forcément intéressés), mais le bâtiment peut valoir le coup d’œil de l’extérieur, à condition de regarder où vous marchez… Il s’en souvient encore, ou du moins sa cheville…! Heureusement, un bon bol de pâtes faites maison nous réconfortera et nous permettra de rentrer à la chambre l’estomac bien rempli.

Jour 3

Il est temps d’entamer le dernier jour sur place avec une balade dans le Vondelpark, immense poumon vert de la ville. Cela faisait longtemps que nous n’avions pas eu autant d’espace face à nous à vrai dire. Nous étions davantage habitués à avoir des petites ruelles et des canaux que des pelouses à perte de vue et des édifices plus imposants. Mais ces fameux canaux, ainsi que les maisons les bordant, un peu maladroitement perchées sur leurs pilotis, finirent par nous manquer, et nous avons décidé de remonter jusqu’à la place principale, près de la gare centrale pour profiter du soleil (enfin de retour !) en terrasse, avec un bon sandwich fraîchement préparé. Il était maintenant temps de rebrousser chemin une dernière fois, rejoindre l’hôtel et la voiture pour rentrer. Amsterdam est une ville magnifique, offrant à chacun ce qu’il en attend. Nous en attendions un weekend en amoureux, détente et découverte, entre histoire, balade et authentique, et nous en repartons allègrement servis.

Bilan :

  • La diversité d’Amsterdam
  • La croisière bien moins attrape-touristes que bon moyen de découvrir la ville
  • La balade au nord pour la découverte plus typique, plus locale
  • La sérénité qu’apporte le fait d’avoir de l’eau autour de soi : sentiment difficile à décrire
  • La visite de la maison d’Anne Frank qui nous plonge dans une réalité différente de celle que l’on peut s’imaginer
  • Le coté festif à toute heure, qui plaît à certains, mais gâche un peu la visite d’autres
  • La difficulté de pouvoir s’orienter vers un restaurant typique, s’il en existe
  • L’odeur très présente de « plantes médicinales » dans les rues piétonnes principales

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