Florence – 2020 – Partie 2

Jour 3 (suite)

La Toscane offre tellement de patrimoine architectural et artistique qu’il nous était impossible de nous limiter à Florence. La situation touristique nous ayant permis de visiter la ville de façon plus fluide et plus rapide que prévu, nous avions choisi de profiter du train pour nous rendre à Pise le temps d’un après-midi. C’est donc vers la gare que nous nous dirigerons et après un court trajet d’une heure, nous arriverons à Pise.

Nous traverserons les rues commerçantes et la vieille ville avant d’atteindre ce pour quoi nous avions choisi de nous y rendre initialement, la fameuse Tour de Pise. Alors bien sûr, cela dépend du point de vue, mais si on l’imaginait penchée, ce n’était pas à ce point. Il faut avouer que c’est tout de même impressionnant ! De plus, on l’oublie souvent, tant sa célébrité se suffit à elle-même, mais cette tour est en fait le campanile de la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption.

Après l’avoir donc immortalisée sous tous les angles, en évitant les poses classiques vues des millions de fois, et dont d’autres se chargeaient autour de nous, nous entrerons dans le Duomo. Son extérieur est plus classique et plus « terne » que le marbre de Florence, dû probablement à son style roman opposé au style gothique de Santa Maria del Fiore. Cependant, à l’intérieur, le plafond à caissons dorés, le marbre noir et blanc qui recouvre les murs, la majestueuse mosaïque de l’abside et les nombreuses fresques colorées, la magnifient et font une belle concurrence à l’intérieur froid et aseptisé de sa sœur florentine.

La visite du Baptistère de Florence ne nous ayant pas particulièrement marqués, nous choisirons de n’admirer celui de Pise que de l’extérieur, tout en reconnaissant toutefois la beauté de son architecture et de ses détails. Il est difficile de quitter cette place tant la tour est célèbre et impressionnante. Même en s’en éloignant, nous continuerons à en prendre quelques clichés qui accentueront encore son « penchant ».

Après tant d’émotions et de marche, nous avions mérité notre petite pause glace au bord du fleuve. Notre train de retour nous laissant encore une petite heure de visite, nous retournerons dans les rues commerçantes pour quelques repérages et achats pour notre dîner avant un arrêt devant la fresque TuttoMondo de Keith Haring, sa dernière oeuvre publique et qui représente l’harmonie et la paix dans le monde. C’est sur cette note artistique bien plus moderne que tout ce que nous avons pu admirer ces derniers jours, que se finira notre courte visite de Pise. Mais selon nous, un après-midi suffit à trouver ce qu’on vient y chercher. Si vous visitez la Toscane, pensez à y faire un court arrêt.

Jour 4

Le quatrième jour commence, et c’est bien motivés et décidés à profiter un maximum de Florence le matin, avant d’aller découvrir de nouveaux horizons l’après-midi, que nous quittons notre appartement et partons au Sud de l’Arno. C’est à la Basilique Santo-Spirito que nous allons, afin d’y entrer cette fois, celle-ci étant fermée lors de notre passage de la veille. Elle a la particularité d’avoir un autel qui rappelle celui de la Basilique Saint Pierre de Rome et abrite le méconnu Christ de Michelangelo. L’entrée dans la basilique est gratuite, mais pour apercevoir le crucifix, il faudra s’affranchir de quelques euros. C’était assez particulier, nous n’étions que tous les deux à ce moment-là et nous sentions un peu oppressés par les dames surveillant nos moindres faits et gestes, les photos du Christ de Michelango étant interdites. Cela n’enlève en rien l’intérêt de visite de ce lieu, indéniablement parmi les incontournables, ne serait-ce que pour l’intérieur de la basilique. Puisque nous ne pouvons pas vous en donner un aperçu, il faudra vous y rendre. 😉

En ressortant, c’est vers la Basilique de Santa Croce que nous nous dirigeons, en essayant de traverser des zones jusqu’alors inexplorées. C’est ainsi que nous atterrissons sur le parvis du Palais Pitti, sur lequel une exposition temporaire avait mis en scène des statues de loups. Original, cela donne un peu de vie à cette zone, un peu à l’écart de l’affluence, déjà très réduite de Florence en cette période spéciale… Arrivés à destination avec quelques minutes d’avance, nous patientons avant que l’un des gardiens de la Basilique Santa Croce ne nous permette d’y accéder. Le monument est immense, et à l’intérieur se côtoient plusieurs grands personnages de l’Histoire comme Machiavel et Galilée et bien sûr, celui dont nous avons rencontré les oeuvres partout dans la ville : Michel-Ange. L’intérieur est somptueux, tant par les volumes que par la richesse et l’ornements des différentes chapelles. Sur le chemin vers la sortie, nous avons parcouru les extérieurs et y avons trouvé une quiétude devant être la bienvenue lors d’une visite de Florence en forte période d’affluence.

Nous avions lu, lors de nos recherches sur Florence, notamment dans notre guide de voyage, qu’une école du cuir permettait de voir des étudiants fabriquer des œuvres en cuir diverses et variées, et qu’il était possible de les acheter, à des prix pouvant être attractifs, notamment du fait qu’il s’agissait de réalisations d’étudiants et donc potentiellement pas toutes totalement parfaites. Lié au contexte, il n’était pas possible de tout visiter, mais nous avons quand même pu entrer dans ce lieu atypique et voir une étudiante à l’oeuvre. Bien évidemment, il y en a pour toutes les bourses, et il faudra quand même s’accrocher pour acheter une pièce imposante. Néanmoins, des petits souvenirs abordables sont quand même disponibles et il est possible de les personnaliser gratuitement. De quoi ramener un petit quelque chose qui sort un peu de l’ordinaire et dont vous n’aurez aucun doute sur la qualité et la provenance. Pas comme toutes les échoppes un peu partout dans Florence qui prétendent toutes vendre le vrai cuir, à des prix défiant toute concurrence. On vous laissera vous faire votre propre avis sur la question.

C’est peu avant midi que nous ressortons, non loin du marché couvert Sant’Ambrogio où nous en profiterons pour déjeuner chez Da Rocco, une trattoria traditionnelle, où nous nous fondons vraiment dans la population florentine.

C’est après un repas copieux et rapidement servi que nous reprenons notre chemin vers la gare de Santa Maria Novella, encore une fois, mais cette fois-ci pour prendre la direction d’une autre ville importante de la région, Sienne. La ville est assez éloignée de Pise, dans son organisation. Si à Pise nous pouvions tout faire à pied sans difficulté, Sienne est plus vallonnée, et nous avons préféré attendre quelques minutes le bus de ville pour rejoindre le centre historique plutôt que de traverser à pied des zones pas forcément incontournables. Une fois dans le centre, l’alchimie opère directement. Les rues sont très bien préservées, et la ville semble avoir été figée dans le temps, à une époque où elle vivait pleinement son essor et avait développé une réputation bien au delà de ses murs. C’est après avoir arpentés de nombreuses ruelles, et choisi au feeling notre direction que nous arrivons au Duomo. Celui-ci est également très différent de celui de Florence et de celui de Pise, et se révèlera être encore plus somptueux de l’intérieur. C’est, à notre sens, le plus équilibré des trois, entre façade richement décorée, proportions imposantes et intérieur faste. Pour la petite anecdote, sachez que si vous rejoignez le Duomo par la ruelle le reliant au Baptistère, vous passerez devant une petite boutique réalisant des porcelaines peintes à la main, de quoi ramener peut-être également un petit souvenir original, à condition d’aimer bien sûr.

C’est ensuite par une pause sur la Piazza del Campo, pratiquement déserte, que nous enchainons. Notre visite de Sienne n’était pas très longue, et si nous n’avons, pour cette fois, pas provoqué nos découvertes plus que cela, nous avons essayé d’en profiter naturellement, nous promenant tranquillement, essayant d’ouvrir l’œil, et en nous intéressant à l’essentiel. C’est ainsi que nous nous arrêterons pour le goûter dans un petit café de la place, en terrasse, pour un cappuccino pour lui, tiramisù pour elle, et que nous profiterons de cette vue presque surréaliste sur le Palazzo Pubblico. Difficile d’imaginer qu’en certains moments de l’année, cette place est totalement bondée, avec une foule venant assister à des courses de chevaux, et ce depuis des siècles. Mais ce n’est plus la première fois que nous nous retrouvons presque seuls dans ce voyage, on viendrait presque à s’y habituer. Une dernière pause glacée avant de retrouver la gare et retourner à Florence pour quelques derniers achats pour le dîner à la chambre, et voilà que cette quatrième et dernière journée en Toscane s’achève. Nous garderons une très bonne impression de Sienne, qui si elle ne mérite pas à notre sens que l’on s’y arrête trop longtemps, surtout pour un voyage n’excédant pas quelques jours, méritera tout de même le détour, ne serait-ce que pour se rendre compte des points communs et différences qui existent entre ces trois villes, rivales de Toscane depuis longtemps maintenant, mais qui ont su faire de cette rivalité une richesse, et c’est probablement là l’essentiel.

Jour 5

Dernier matin à Florence, notre dernier jour aurait pu être plus long que cela si notre avion n’avait pas été avancé de quatre heures. Dans ces conditions particulières, nous étions tout de même déjà contents de pouvoir voyager, et nous avons donc fait notre possible pour rentabiliser nos dernières heures sur place. C’est au Palais Pitti que nous réaliserons la visite de la galerie d’art moderne uniquement, les autres n’étant pas comprises dans le billet combiné que nous avions. L’intérêt de cette visite est limité, à notre sens. Cela n’engage que nous, mais après avoir parcouru pendant plusieurs jours de nombreux lieux richement décorés et proposant des œuvres des plus grands peintres, sculpteurs et artistes de l’Histoire, le palais nous a paru un ton en dessous. Mais l’essentiel de ce qu’il a à offrir semble se concentrer dans les galeries inaccessibles sans supplément, et c’est bien dommage. Il aura néanmoins la particularité d’offrir des tableaux plus contemporains, exposant une Histoire bien plus récente, d’après 1800 voire même 1900, des tableaux montrant des scènes de guerre, ou des scènes plus modernes, un style récent, pouvant attirer l’œil, ou à l’inverse trancher avec la qualité des compositions anciennes, parfois bien plus travaillées et subtiles. C’est vers les Jardins de Boboli dont l’accès se fait directement par la cour du palais que nous redescendons. En temps normal, les jardins doivent offrir une vraie bulle d’air après avoir rayonné dans tout Florence. En ce qui nous concerne, cela n’a pas changé grand chose, si ce n’est que nous avons encore plus l’impression d’être seuls au monde en les visitant. Ils n’en demeurent pas moins intéressants, même si l’automne n’est forcément pas la période les mettant le plus en valeur. Plusieurs fontaines sont remarquables et notre promenade nous aura permis de découvrir la ville sous un autre angle.

De retour dans le quartier du Duomo par le Ponte Vecchio, nous décidons de réaliser nos derniers achats avant de rejoindre l’aéroport après un ultime crochet à notre chambre pour récupérer les valises. C’est au supermarché Pegna, où le temps semble s’être arrêté que nous entrons afin de confirmer l’intérêt que lui avait porté notre guide. Si rien ne nous intéressait directement, c’était assez atypique de pouvoir retrouver des produits du monde entier, dans leur déclinaisons telles que l’on peut les retrouver dans chacun de ces pays. Un gage de qualité pour qui veut réaliser un repas avec des produits introuvables ailleurs à Florence. Nous ressortons afin d’aller chez Bialetti, afin d’y dénicher une cafetière italienne un peu plus grande que celle achetée à Rome. Nous apprécions toujours découvrir ces boutiques typiques et différentes de celles que l’on connait. C’est aussi un moyen de s’attacher à la culture locale. Ainsi, nous ferons un petit arrêt chez Legami, à deux pas du Duomo, pour nous offrir un petit souvenir original avant d’aller manger chez Eataly, où nous repartirons encore avec de quoi rempir notre valise. C’est ainsi que s’achève notre séjour à Florence, assez différent de tous ceux que nous avons fait jusque là, mais finalement très plaisant quand même, avec une ville qui aura tenu son rang de grande cité de l’Histoire.

Bilan :

  • Le coût de la vie très abordable
  • Les visites, sans aucune attente ni aucune foule pouvant ternir l’expérience
  • Pouvoir compléter la découverte de Florence par celle de Pise et Sienne
  • La nourriture !
  • L’architecture
  • Le patrimoine illimité
  • La qualité inégale de certaines visites
  • Devoir payer, même une somme dérisoire, dès que quelque chose méritait le détour
  • Les tarifs augmentés dû à la crise sanitaire : les billets combinés n’existant plus et le pass n’étant pas du tout avantageux
  • Le manque de transports pour atteindre les hauteurs de l’Oltrarno

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