Ouest et Centre – 2020 – Cantal et Auvergne

Dernière étape de notre retour de vacances d’été, en mode roadtrip, dans le Cantal et l’Auvergne, qui n’auront pas démérité de par ce qu’ils nous ont proposé, loin de là. Nous avions découvert, au détour d’un autre blog, quelques adresses sympathiques le long de notre itinéraire, et ne sachant pas initialement combien de temps nous allions passer sur la route, nous avons fait le choix en direct en fonction de notre avancée. Un peu comme lors de notre traversée de la Dordogne, nous avions délaissé les grands axes, par choix et obligation en même temps, pour nous retrouver sur des axes beaucoup moins fréquentés, mais également beaucoup plus contraignants en termes de rapport distance/temps. Arriver jusqu’à notre point de chute dans le Cantal n’aura clairement pas été une mince affaire, et Il, n’aura pas hésité longtemps à lâcher le volant une fois arrivés.

Cascade de Salins

Mais avant tout cela, nous avons découvert la Cascade de Salins, un lieu plutôt sympathique, juste à côté de la route principale. On l’aperçoit d’ailleurs dans le virage lorsque l’on y passe, mais il est conseillé de prendre au moins un petit quart d’heure pour se poser sur le parking non loin, départ d’un petit trail qui peut vous emmener jusqu’au pied de la cascade. Etant au beau milieu de notre trajet de jonction, nous opterons pour l’option moins gourmande en temps et en énergie de marcher jusqu’à avoir une vue dégagée sur la cascade, pour l’admirer quelques minutes, et en faire quelques clichés avant de faire demi-tour vers la voiture.

Salers

C’est à Salers que nous ferons l’arrêt pour le goûter, puisque la journée était malheureusement déjà bien entamée, avec la visite du Gouffre de Padirac le matin, et les quelques arrêts photos sur la route. Le village est l’un des plus beaux de France, on peut le comprendre vu la préservation de son patrimoine architectural très particulier, mais également pour la magnifique vue qu’il offre sur les monts du Cantal. Nous ferons quelques arrêts dans les ruelles commerçantes, entre un achat gourmand avec quelques biscuits souvenirs et du chocolat, faits maison, pour Elle, la visite de quelques boutiques d’artisans, et une pause en terrasse pour recharger un peu nos batteries. Nous ne regretterons pas d’avoir découvert ce village assez typique et méritant qu’on s’y arrête. Mais nous le savions, notre planning était forcément chargé, étant donné la quantité de choses que nous voulions pouvoir découvrir en si peu de temps, il fallait donc reprendre la route, et la partie compliquée était devant nous.

Puy Mary – Col du Perthus – St Jacques des Blats

Nous repartions de Salers en direction de St Jacques des Blats, où nous avions réservé un hébergement atypique dans le camping du village. Nous avions opté pour un petit tonneau finlandais, idéal pour une nuit au calme, et pour vivre une expérience jusqu’ici inédite. Mais avant tout cela, il nous aura fallu passer non pas une, mais deux ascensions et non des moindres, celle du Puy Mary et celle du col de Perthus. Même si l’on est encore loin de certains cols alpins, emprunter ces routes après plusieurs heures de voyage dans les jambes n’est pas une mince affaire, même en voiture. Heureusement, de magnifiques paysages nous ont accompagnés tout du long. Nous repensons aujourd’hui à cette montée magnifique, si verte qu’elle en était presque irréelle, avant d’atteindre les paysages plus dégagés et le gros dénivelé vers le Puy Mary. Il y aura eu ce magnifique village après la très longue descente, Mandailles St Julien, où la vie poursuivait son cours, et où les locaux ne semblaient plus surpris par la beauté du décor. La Jordanne, rivière longeant la route depuis quelques kilomètres déjà, traversait le village et sublimait ce village semblant presque hors du temps.

Nous pensions être dans la dernière ligne droite à ce moment là, lorsque nous avons compris que les quelques dizaines de kilomètres nous séparant encore du camping cachaient un second col, moins long, mais beaucoup plus escarpé encore que le premier. Instant hors du temps à l’arrivée au sommet, lorsque nous avons du nous arrêter, des vaches traversant la route, afin de changer de pâturage, guidées par le chien et le berger. Pause de courte durée, avant la descente, nous amenant directement cette fois au petit village étape de ce soir, enfin !

Le camping n’est finalement pas placé sur les hauteurs, comme nous pouvions l’espérer afin de profiter de ce magnifique écrin de nature qui s’offre à nous à cet endroit. Une chose est sûre, le Cantal est riche en nature et en patrimoine, et même si nous n’en avons vu qu’un petit bout ce jour-là, nous avons su l’apprécier à sa juste valeur. Juste un dernier petit mot pour souligner la gentillesse des gérants du camping, dévoués à leurs campeurs, et qui ont su répondre à toutes nos demandes avec patience et sympathie. Nous avons passé une bonne soirée, nuit et matinée pour le petit-déjeuner, avec au programme du lendemain, une ascension, mais en télécabine cette fois.

Plomb du Cantal – Arpon du diable – Chaîne des volcans

Ce matin-là, nous avions pour objectif de rejoindre le Plomb du Cantal, en empruntant la télécabine à la station du Lioran. Il nous fallait ensuite atteindre le point de vue en effectuant la distance relativement abordable le séparant de l’arrivée des cabines, pour ensuite enchaîner jusqu’à l’Arpon du diable, pour y manger loin de toute agitation, et de simplement profiter un peu de la nature nous entourant. Objectif entièrement réussi, il ne faisait ni trop chaud ni trop froid, et nous avons ainsi pour observer la chaîne des volcans depuis ces sommets où même si de nombreux randonneurs y passaient, nous ne nous sommes pas sentis à l’étroit comme cela a souvent pu être le cas lors de nos vacances. Nous étions à l’air libre et sereins, le détour est recommandé à 200%.

Cascade d’Entraigues

En parlant de détours validés, celui nous amenant à la Cascade d’Entraigues l’est aussi. Encore une fois, découverte sur le blog de deux autres voyageurs en herbes, connaisseurs du Cantal, en locaux qu’ils sont, nous nous sommes aventurés jusqu’à celle-ci pour y passer quelques minutes loin de tout. Clairement, elle n’est pas plus démesurée que d’autres, pas aussi bien exposée que ses grandes sœurs de par le monde, mais cette incursion dans le local nous aura permis de nous retrouver tous les deux, d’aller jusqu’au pied de la chute d’eau, et de marquer une pause bienvenue sur la route toujours assez exigeante. Parmi les surprises du voyage, nous aurons marqué un arrêt pour un achat de fromages locaux quelques kilomètres avant, à la maison du fromage d’Egliseneuve d’Entraigues, où un gentil local nous a conseillé sur notre choix. Nous aurons également passé quelques minutes derrière l’équipe Total Direct Energie de cyclisme, en pleine préparation des épreuves à venir, ce qui n’était pas pour nous déplaire étant donné qu’Il, est fan de cyclisme.

Puy de Dôme – Puy Pariou

Mais nous ne pensions sincèrement pas ce jour-là avoir autant de ressources tant physiques et mentales que ça pour se lancer, à presque 17h30 dans l’ascension à pied du Puy Pariou, le fameux volcan que beaucoup d’entre nous ont déjà pu observer sur les bouteilles ou dans les publicités de Volvic. Si le niveau requis pour arriver jusqu’en haut est raisonnable, il faudra quand même prévoir deux bonnes heures pour pouvoir en profiter, le temps de monter par un versant, faire la moitié de la crête en haut, et redescendre par l’autre versant, offrant un escalier et une vue imprenable sur le Puy de Dôme. Notre choix était logique, choisir le plus authentique et préservé, sans rechercher le côté touristique. Si les deux ont leurs atouts, le tour à pied et la vue sur le cratère encore bien marqué de ce volcan nous auront décidés. A noter qu’il est possible d’y descendre, mais c’est s’exposer à un dénivelé supplémentaire de 90 mètres, et sincèrement, nous en avions pour notre argent à ce moment déjà bien avancé de notre journée. Direction la chambre, de l’autre côté de Clermont-Ferrand, où nos hôtes nous attendaient déjà avec un soupçon d’impatience. Il faut dire que nous débordions un peu du créneau d’arrivée…

Pour nos deux dernières nuits des vacances, c’est sur une chambre d’hôtes que notre choix s’est porté, tenue par un couple fort sympathique, et parfaits connaisseurs de leur région, qui nous auront distillé de bons conseils, bien que notre programme était malheureusement déjà bien ficelé pour notre dernier jour complet sur place. Celui-ci était consacré en grande partie à la visite du parc Vulcania, entre petites attractions et découvertes sur les volcans.

Vulcania

De bon matin, nous sommes donc partis pour le parc, à une grosse demi-heure de notre chambre. Nous n’en attendions pas grand chose, si ce n’est d’être agréablement surpris. Nous avions vu les avis mitigés, le ressenti en demi-teinte, et c’est un peu sur ce chemin que nous nous dirigeons au moment d’écrire ces lignes. Le parc nous a parfois déçu, de par son orientation trop spectacle, au détriment des connaissances, et à d’autres moments réellement étonnés de par la modélisation de certains phénomènes ou sujets abordés. Il en va de même avec les animations, parfois très pertinentes, à d’autres moments expéditives. Nous avons appris des choses, apprécié certains passages ou quelques attractions assez basiques. Vulcania se destine avant tout aux familles, et est malheureusement obligé de se diversifier pour à la fois rester attractif et s’agrandir, ce qui lui fait perdre aussi un peu son essence-même, les volcans. Toujours est-il que la journée a été plaisante, et donc si vous êtes plus curieux qu’attirés par des attractions, vous ne regretterez probablement pas de vous y arrêter, le temps d’apprendre quelques trucs à droite à gauche et profiter d’un parc encore à échelle humaine, où la motivation et l’énergie de certains parviennent à convaincre.

Plateau de Gergovie

Dernier soir, dernière montée des vacances. Direction le plateau de Gergovie, sur les conseils de nos hôtes. Si la vue est jolie, le lieu est surtout historique, on y parle d’un certain Vercingétorix, où l’on peut d’ailleurs observer un monument orné de son célèbre casque ailé. Nous y allions aussi et surtout pour y manger, à la Hutte Gauloise. Nous y serons accueillis en toute franchise, où le deal sera de commander assez rapidement pour qu’ils puissent honorer notre commande, ces derniers étant déjà bien chargés. Nous accepterons, et terminerons ces vacances en nous souvenant davantage de la quiétude du lieu plutôt que de la qualité de ce que l’on nous servira. Mais il y a toujours une certaine nostalgie qui s’installe à ce moment-là. Il va falloir rentrer et laisser déjà derrière nous ces vacances, première sensation d’espaces et de liberté depuis longtemps, et encore nous n’avions pas tout vu, cette année ayant encore d’autres surprises à nous concocter.

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