Rome. Voilà l’une de nos capitales préférées. Pour tant de raisons finalement… Autant personnelles qu’objectives. C’est incontestablement l’une des villes européennes que nous avons visitées avec le plus de monuments, de quartiers historiques, de promiscuité entre ces vestiges de l’Histoire et la ville dans laquelle évoluent les Romains. Elle reste néanmoins très populaire, très accessible, humaine. La visiter en octobre semble être une bonne option, dans le sens où la ville bénéficie, à cette période, d’un climat assez doux et donc assez propice à la découvrir dans de bonnes conditions. Les journées n’étaient pas encore trop courtes et ayant fait le choix de favoriser les déplacements à pied pour la plupart de nos trajets, nous avons apprécié y aller à ce moment-là.
Jour 1
C’est donc le 19 octobre que nous quittons Luxembourg, en fin d’après-midi, pour nous envoler pour Rome, avec Alitalia. Une fois arrivés à l’aéroport Fiumicino, nous avons opté pour le transfert jusqu’au centre en Leonardo Express, plutôt rapide, mais pas donné non plus. D’autres alternatives existent peut-être mais nous n’avons pas l’habitude d’opter pour les taxis, et préférons les transports en commun disponibles.


C’est dans le quartier du Testaccio que nous avions déniché une jolie chambre, à deux pas des halles du quartier. Le gros point positif de ce quartier est d’être encore très authentique, peu envahi par les touristes et les hôtels, mais à proximité du centre de la ville. Il nous aura donc permis de nous sentir rapidement dépaysés, surtout lorsque nous sommes sortis pour aller dîner. C’est ce côté très populaire, et en même temps très généreux, que nous apprécions particulièrement de l’Italie. Nous nous contenterons d’une pizza ce soir là, très simple, mais à des années lumières de celles que nous pouvons manger en France. Rien ne remplacera la nourriture italienne en Italie…! C’est également au prix que nous paierons ce soir là que nous comprendrons à quel point notre quartier n’est pas touristique, et nous l’apprécierons d’autant plus. Bien évidemment, revers de la médaille, il est conseillé de se débrouiller en italien pour s’y aventurer sans devoir s’attendre à une certaine incompréhension. On doute que la majorité des gens rencontrés dans ces quartiers aient beaucoup de notions d’anglais. Mais Elle parle italien, alors pas d’inquiétude pour notre duo.

Jour 2
C’est à pied que nous quittons, de bon matin, notre quartier, impatients de découvrir cette ville que nous attendions tant. Au détour de certaines rues, nous apercevons déjà plusieurs statues, vestiges, et autres bâtiments témoins de l’histoire de la ville. Mais c’est en arrivant à la Piazza Venezia que nous prenons la pleine mesure de ce que la capitale a à nous offrir. Nous grimpons les marches du Monument à Victor-Emmanuel II pour profiter d’une vue plongeante sur les quartiers alentours, avant de redescendre et nous diriger vers le Colisée.






C’est sur le chemin que nous nous rendons compte à quel point l’Antiquité côtoie le monde moderne à Rome. Juste à côté d’une des artères principales de la ville, le Forum Romain siège, impassible ou presque, en contrebas. Finalement, nous comprendrons plus tard que la ville ne s’est pas construite qu’autour de ses vestiges, mais qu’époque après époque, Rome s’est construite strate après strate, en partie sur ses vestiges.

C’est en face du Forum Romain que nous irons retirer notre Roma Pass, que nous avions choisi de venir chercher sur place, le moment venu. Pour avoir d’avantage d’informations concernant les pass, et notamment celui de Rome, nous vous invitons par ici ! Repartons maintenant en direction du Colisée, où notre guide nous attend pour 14h. Arrivés un peu tôt, nous ferons une petite boucle dans le quartier, après avoir repéré l’endroit où nous devons être pour le début de la visite. Nous mangerons dans un petit snack avec vue sur le Colisée, bien conscients cette fois-ci d’être un peu plus dans un secteur touristique.


Il est maintenant l’heure de visiter avec une guide le Colisée, qui nous laissera un sentiment mitigé. Elle, a plutôt bien aimé, de par le fait d’avoir les explications nécessaires à la compréhension du lieu, Il, est resté un peu plus sur sa faim, avec probablement trop d’attentes. Le monument est l’un des plus connus de Rome, mais sa reconstitution partielle ne permet pas de se représenter pleinement ce à quoi il ressemblait lors de son apogée. Si l’extérieur permet de se rendre compte de la beauté du monument, l’intérieur laisse surtout apparaître beaucoup de vestiges, et demande bien plus d’imagination qu’il n’y paraît pour se représenter ce que pouvaient voir les Romains de l’époque. Le point positif, c’est qu’en sortant, notre guide nous a accompagné également jusqu’au Forum Romain, pour poursuivre ses explications. Le point de vue sur la cité depuis ce lieu est quant à lui à couper le souffle. Et même si forcément lui aussi accuse le poids des siècles, il nous a paru plus conservé et ainsi plus facile de s’y projeter à l’époque. Evidemment, ce n’est que notre avis personnel, et il est inconcevable d’aller à Rome sans envisager de visiter le Colisée, mais le monde, les files d’attente et finalement le timing serré de la visite peuvent réduire l’intérêt porté à l’expérience.



Pour finir la journée, nous irons un peu plus au Nord, à la Fontaine de Trevi, où nous attendrons encore un peu avant de jeter une pièce par dessus l’épaule, et la place d’Espagne, où la vie battait son plein. C’est bien fatigués par cette journée que nous décidons enfin de rejoindre notre quartier, et d’y trouver un petit supermarché, afin de poursuivre l’expérience italienne depuis notre chambre. Un repas encore plus délicieux que copieux nous permettra de rejoindre les bras de Morphée sans problème, et ainsi nous approcher un peu plus du lendemain, bien chargé lui aussi.




Jour 3
Gonflés à bloc, nous avons cette fois pour objectif de rejoindre le Vatican à pied depuis notre chambre. Pas une mince affaire dans la mesure où nous avions la visite guidée à 10h30. Enfin, c’est ce que l’on croyait. C’est arrivés au point de rassemblement que nous avons appris que la visite était prévue à 10h et que notre groupe était donc déjà parti et avait probablement déjà passé la sécurité. Ne pouvant se permettre de tout décaler, nous avons insisté et avons donc été accompagnés par une jeune femme de l’agence jusqu’à notre groupe, évitant ainsi file d’attente immense, et sécurité… Nous déconseillons cependant d’utiliser cela comme une méthode, à moins de bien parler italien, et d’être convaincants… A vous de voir ! 😜



Le Vatican et la Basilique Saint-Pierre sont des incontournables lors d’une visite à Rome. Cependant, l’afflux des touristes dans les couloirs de la cité est franchement un frein à ce qu’on peut y voir. Difficile de tout suivre, encore plus de tout voir avec tous les groupes qui traversent de salle en salle, et s’arrêtent les uns à côté des autres. Le lieu n’en demeure pas moins magnifique et regroupe d’innombrables statues, tableaux et objets chargés d’histoire. La visite se termine par la « traversée » de la fameuse chapelle Sixtine, qui est un peu dans le même esprit que le reste, les gens se regroupent, s’arrêtent et sont sensés restés silencieux et profiter du lieu tout en respectant son intégrité. En pratique, c’est un peu différent. Mais encore une fois, la singularité des plafonds, et le cadre nous laissent sans voix et conscients de ne pouvoir en profiter que peu de temps.





C’est ensuite aux portes de la Basilique que nous arrivons. La visite prend alors une autre tournure, le guide nous laisse et les espaces s’ouvrent davantage. On a beaucoup moins ce sentiment de promiscuité et on peut enfin profiter de la grandeur du lieu à notre rythme. Nous sommes là face à l’une des plus belles coupoles du monde, et nous prendrons le temps de l’admirer comme il se doit, avant de ressortir tranquillement sur le parvis.


Il est maintenant temps de retrouver Rome, et c’est au château Saint-Ange que nous ferons une pause afin de le visiter et prendre un peu de hauteur sur la ville. Si le bâtiment est très joli de l’extérieur, lorsque l’on s’en approche, au bord du Tibre, l’entrée peut refroidir un peu. Mais nous voulions en voir davantage et c’est finalement la bonne décision. La vue sur la ville est tout simplement magnifique, mais celle sur la basilique l’est tout autant si ce n’est plus. L’archange Michel est quant à lui aussi imposant que haut perché. Si la visite ne prend pas plus d’une bonne heure en prenant son temps, elle mérite le détour, de par la diversité qu’elle propose, entre monument bien conservé, explications dispersées mais intéressantes, et panorama à couper le souffle.





Avant de profiter de notre soirée, nous rejoindrons le centre, en s’arrêtant dans l’une des nombreuses églises de la ville pour allumer un cierge comme nous avons pris l’habitude de le faire, pour une amie, pour nos parents. Nous voyons cela comme une petite pensée pour eux dans nos voyages. Sans davantage de sens qu’un peu de spiritualité et un petite attention. Enfin, nous repasserons par la Piazza Navona, la place d’Espagne et la Fontaine de Trevi, avec pour cette fois l’objectif, pas si facile, d’en atteindre le bord pour y lancer, par dessus l’épaule droite, une petite pièce, dans l’idée d’y revenir, un jour, on l’espère.





Jour 4
Nouvelle journée dans la capitale italienne, dernière journée entière, malheureusement. Nous décidons de compléter notre séjour, en nous concentrant sur les secteurs n’ayant pas pu être visités avant, en axant la visite sur une autre facette de la ville. En commençant par le parc de la villa Borghese, où nous arrivons après une bonne jonction de marche en sortant des transports (attention ça monte !). Devant l’étendue du parc, et surtout parce qu’elle nous tendait les roues, nous optons pour une Rosalie à assistance électrique. Petit conseil, ne faites pas toujours confiance au loueur, concernant l’activation de l’assistance. Nous nous en sommes rendus compte quand, bien lancés, nous avons failli faire marche arrière à la première montée venue dans le parc ! Heureusement, Il, avait un peu l’habitude et sentait bien que nous pédalions bien seuls…! Une fois l’assistance avec nous, la balade a pris une toute autre tournure et le parc s’est révélé être une agréable découverte, tant pour la villa Borghese que pour les diverses statues et monuments aux quatre coins de l’espace boisé, que pour le sublime panorama sur la ville depuis la terrasse du Pincio.






Nous redescendrons, une fois la Rosalie rendue, jusqu’à la villa Medici et ferons les magasins, profitant tranquillement de la ville. Nous reverrons tous les monuments qui nous ont plu pendant ces trois premiers jours, de jour puis de nuit, avant de nous trouver un bon restaurant pour achever cette journée sous les meilleurs auspices. Le retour à la chambre se fera majoritairement à pied, dans la quiétude romaine, où nous apprécierons l’animation, à la fois bienveillante et sereine, des locaux dans le quartier où nous logions. Cette journée, aussi différente fut elle par rapport aux trois premières millimétrées dans le timing, nous aura permis de conclure en beauté notre séjour. Même si nous avions encore quelques heures à passer le lendemain dans cette belle ville avant le retour à la maison.








Jour 5
C’est à nouveau vers le centre que nous irons ce dernier jour, pour faire quelques emplettes de souvenirs à la Piazza Navona, revoir une dernière fois la fontaine de Trevi, dire au revoir au Forum Romain, et découvrir l’ampleur du Circo Massimo. L’appétit bien ouvert après cette matinée condensée, nous tomberons par hasard sur un immense temple de la gastronomie italienne, sorte de supermarché agrémenté d’un food court, dans lequel, après avoir arpenté tous les étages, nous opterons pour un dernier plat de pâtes, avant le retour à l’aéroport. Rome est une ville magnifique, probablement l’une des plus belles, si ce n’est la plus belle capitale d’Europe. Nous y retournerons probablement, et ne pourrions que vous conseiller de vous y aventurer par tous les moyens, mais en commençant par prendre vos billets !



Bilan

- Rome en Octobre, une période magnifique pour visiter pleinement la ville.
- L’incroyable cohabitation de toutes les époques au sein d’une même cité, très cohérente.
- La simplicité et la générosité italiennes.

- Rome tout simplement

- La visite du Colisée, trop touristique, et pas indispensable à mon sens.
- Le manque de respect des touristes dans la chapelle Sixtine, qui empêche de profiter de l’atmosphère de ce lieu pourtant sublime…

- Les pâtes carbonara romaines … Si vous n’aimez pas les plats trop épicés, évitez d’en commander à Rome. L’assiette arrive noire de poivre. Difficile à manger. 😣
Quelques petites choses à savoir qui pourraient vous être utiles :
- Choix de restaurant
Ce n’est pas une science exacte mais très souvent, dans les villes à fort potentiel touristique, les restaurants qui présentent leur carte à l’extérieur avec des photos de plats, sont des pièges à voyageurs. Le prix du couvert (point suivant) sera souvent plus élevé, les plats pas forcément fameux, et si vous n’êtes pas familiers avec la langue, certains profiteront de possibles confusions pour agrémenter votre commande à leur guise.
- Prix du couvert/personne
Dans tous les restaurants en Italie (hors fast-food), un prix par personne pour le couvert/pain est ajouté indépendamment de ce que vous commandez. Il est généralement compris entre 2 et 3€ et fait office de pourboire. Il n’est donc pas nécessaire de laisser de la monnaie supplémentaire.
- Pas de carafes d’eau
La qualité de l’eau du robinet étant relativement mauvaise, les Italiens ne proposent plus de carafes d’eau dans les restaurants. Souvent, le serveur vous demandera dès votre installation « naturale o frizzante » pour savoir s’il doit vous apporter une bouteille d’eau plate ou gazeuse.
- Des repas économiques
Si vous souhaitez bien manger et à petit prix, ne négligez pas les sandwichs. En Italie, dans les supermarchés et même souvent dans les petites épiceries, vous pouvez trouver un rayon charcuterie fraîche. Là, vous pourrez demander « un panino farcito » et choisir la charcuterie que vous souhaitez y mettre pour un prix de 2€ en moyenne. Vous pouvez également y ajouter le fromage de votre choix que vous paierez au poids. Cela permet de manger de très bons sandwichs, avec des produits frais et souvent locaux, pour un petit budget.
- Les meilleures glaces sont celles qu’on ne voit pas
L’Italie est bien sûr réputée pour « il gelato ». Nous sommes tous attirés par les belles montagnes de glaces colorées. Et elles sont souvent assez bonnes. Cependant, si vous voulez déguster de vraies glaces de qualité, vous les trouverez dans des pots « cachés » sous le comptoir et recouverts de couvercles en inox. De plus, les couleurs pourraient ne pas être celles auxquelles vous êtes habitués. Les vraies gelati n’ont pas de colorant et leurs couleurs naturelles sont plus pastel. Mieux vaut un glacier avec moins de parfums et plus discret pour une meilleure qualité et du « fait maison ».
- Des mauvais conducteurs
Ce n’est pas un mythe, les Italiens sont de très mauvais conducteurs ! Un stop n’est en fait qu’un cédez le passage, voire il n’existe pas. Ils dépassent tout le temps, partout, même en ligne continue. La vitesse n’est là qu’à titre indicatif… Bien sûr, il y a des contrôles mais il est probable que nous étrangers, nous fassions plus avoir, que les locaux. Malgré ce que l’on pourrait penser, même s’ils ne respectent pas vraiment les vitesses, il y a de nombreux radars en Italie également. Alors, vous vous sentirez obligés de conduire un peu comme eux (il n’y a pas vraiment le choix pour être honnêtes) mais restez tout de même très vigilants, et pour votre portefeuille, et pour votre vie !
- ZTL : Zone à trafic limité
Ce sont des zones souvent présentes dans les centres-villes. Lorsque ces zones sont actives, il est absolument interdit d’y pénétrer en voiture (sans autorisation) sous peine de se voir attribuer une lourde amende. Elles sont toutes sous vidéo-surveillance et prennent votre plaque d’immatriculation en photo. Pour les petits malins qui pourraient penser que ce n’est pas important si vous avez une voiture de location, ne l’envisagez pas. L’agence de location vous retrouvera en fonction de vos dates de contrat et vous recevrez tout de même la contravention. En cas de doute, il est toujours préférable de contourner ces zones.
- Les ordures
Encore une idée reçue qui n’est malheureusement pas si fausse : la gestion des ordures. Bien que dans les logements par lesquels nous sommes passés, on nous demandait généralement de faire le tri des ordures, cela ne se reflétait pas à l’extérieur. Certaines rues sont encore très sales et beaucoup de déchets gisent dans la nature et aux abords des routes. C’est bien dommage.
