La région des Pouilles étant le talon de la botte, elle est bordée par deux mers faisant partie du bassin méditerranéen. A l’est, la mer Ionienne et à l’ouest, la mer Adriatique. Nous avons découverts des villes sur ces deux littoraux.
Sur la côte Ionienne
Tarente (Taranto)
Nous nous sommes arrêtés à Tarente pour couper un peu une journée de route, sans trop d’attentes particulières. Nous y ferons un petit tour qui nous ne montrera pas forcément un aspect très glamour de la ville. Les ruelles sont anciennes et elles le montrent, un peu malgré elles. Cependant, comme souvent, les bâtiments religieux sont bien entretenus et sa cathédrale est richement décorée. Un peu plus loin, on y découvre également des vestiges de colonnes antiques faisant face au château aragonais. On apprendra en rédigeant cet article, que Tarente est la ville la plus polluée d’Europe, dû à la pollution créée par l’industrie sidérurgique. Cela ne nous surprendra pas car la première chose qui nous a marqué en sortant de la voiture, fut une odeur nauséabonde très présente et persistante. Le seul élément de charme que l’on trouvera à cette ville, sont les sculptures de sirène présentes sur ses digues. Elles ne sont pas là par hasard et font référence à une légende « Les sirènes de Taranto » que nous vous laisserons découvrir par vous-mêmes. 😉













Gallipoli
Gallipoli aura toujours une saveur particulière pour Elle. Nous y avions déjà passé quelques jours en 2019, car c’est un fief familial. C’est là que remontent ses origines paternelles et nous ne pouvions pas faire un RoadTrip dans les Pouilles sans s’y arrêter. Nous referons également quelques arrêts plages sur la route comme à Santa Maria al Bagno, Baia verde ou Lido Marini mais il faut reconnaître que sans la chaleur de l’été et l’aménagement des plages, les paysages seront certes plus naturels mais différents. La vieille ville a cependant toujours autant de charme et on se perd facilement dans le dédale de ruelles. Mais on s’y sent bien ! Encore une fois, l’avis est peut-être un peu subjectif. 😅
Au fil de nos arrêts sur la route et de nos kilomètres le long du littoral, nous observerons de nombreuses tours. Nous les retrouverons également du côté Adriatique plus tard. Toutes ces tours étaient construites pour défendre les côtes des pirates (!) et autres envahisseurs. Elles donnent d’ailleurs leur noms à beaucoup de communes côtières.


















Santa Maria di Leuca
En voilà une que nous avions aussi découverte en 2019 et qui nous a beaucoup moins plu cette fois. Il faut dire que la météo n’était pas vraiment au rendez-vous, et que le tour en bateau que nous avions fait à l’époque dans les eaux turquoises ont grandement biaisé l’expérience. La ville en elle-même ne nous a pas donné plus envie que ça de la découvrir et la période de l’année n’était pas forcément propice à une bonne impression. Cependant, si vous y allez en été, la balade autour de l’extrémité du talon et la baignade dans les grottes vaut le détour !




Sur la côte Adriatique
Otrante (Otranto)
Pour le coup, nous nous sommes sentis très bien dans cette ville ! Déjà notre hôte était hyper sympa mais en plus, le centre-ville est facilement accessible, sans véhicules, et on retrouve un peu l’esprit des vacances d’été avec des petites boutiques de souvenirs disséminées çà et là. On ne saurait trop vous décrire exactement pourquoi mais on a adoré. La proximité de la mer, le joli château, la marche sur les remparts, les vieilles pierres, bref… On recommande !
A quelques kilomètres de là, mais il faut le savoir, se trouvent la Cava di Bauxite (carrière de Bauxite). C’est un ancien site d’extraction dont les couleurs aujourd’hui sont éclatantes. Un lac s’est formé avec une couleur bleue profonde qui contraste avec les roches rouges qui l’entourent et surmontées de la verdure de la nature.
Si vous avez encore un peu de temps, il est très agréable d’aller se balader sur les plages de Mulino d’aqua et la Baia dei Turchi. En octobre, il n’y a que très peu de monde, voire personne, ce qui permet vraiment d’en apprécier le paysage et l’organisation particulière et sauvage. Nous n’aurons fait que le deuxième arrêt, le premier ne semblant malheureusement pas accessible. On ne sait pas exactement si c’est à cause de la période de l’année ou bien si c’était spécifiquement à ce moment-là.




















Sant’Andrea
Cet arrêt est aussi à faire si vous le pouvez ! Et il sera certainement beaucoup plus facile de le faire en automne qu’en plein été. Il n’y a pas beaucoup de places de parking, et il se peut que le flot de touristes rendent l’expérience plus frustrante. Dans les environs de Sant’Andrea, il y a plusieurs points d’intérêts sympathiques. D’abord, les Faraglioni, formations rocheuses qui ont été progressivement érodées par le vent et les vagues. C’est à nouveau le contraste des couleurs qui rendent l’endroit encore plus beau.
Ce même contraste que l’on avait aussi découvert aux Grottes de la Poésie en 2019. Nous voulions donc y refaire un tour. Mais, et c’est un gros mais, le site est devenu payant. C’était déjà le cas pour le parking à l’époque mais on pouvait accéder au site gratuitement. On comprend bien sûr la nécessité de protéger ces endroits mais franchement, la palissade qui a été construite pour y limiter l’accès ainsi que le préfabriqué d’où nous interpelle la guichetière, enlève tout une partie du charme de l’endroit. Le prix de 3€ nous semble également exagéré notamment en cette période où l’on ne va pas se baigner mais simplement profiter de la vue une dizaine de minutes.
Petit tip supplémentaire pour l’été, la plage San Foca à quelques kilomètres de là.




Brindisi
A Brindisi, nous n’y passerons qu’une petite soirée et sans le savoir, au moment du festival international de la Street-Food. Bon très honnêtement, ce n’était pas hyper international mais il y avait quand même de quoi faire et au final nous choisirons quand même des pizzas, parce que croyez-le ou non, nous n’en avions pas encore mangées ! Elles étaient vraiment bonnes et nous les avons doucement éliminées en allant découvrir le Duomo de nuit ainsi que des vestiges romains exposés au Palazzo Granafei-Nervegna. Sans oublier un gelato pour bien finir la journée.











Monopoli
Monopoli n’est pas très loin de Polignano a Mare, sa « grande sœur ». Se promener dans son petit centre historique n’est pas déplaisant, loin de là. On soulignera le petit clin d’œil au jeu éponyme, qui a ici son édition spéciale et adaptée à cette petite ville en bord de mer. Le plus joli passage selon nous arrive lorsqu’on parvient à s’extirper d’une manière ou d’une autre du cœur de ville pour enfin apercevoir les eaux limpides du petit port très charmant, que l’on peut facilement longer jusqu’à arriver au château. De là, la mer s’étend ensuite à perte de vue, et il est possible de la longer aussi longtemps que le cœur vous en dira. Nous concernant, nous avons préféré replonger dans les petites ruelles du centre, ombragées et étriquées, afin de rejoindre la voiture que nous avions laissée autour de la grande place centrale de la ville « moderne », à proximité directe du centre historique.












Polignano a mare
De loin l’une des plus jolies villes du littoral italien, c’est aussi la ville du chanteur de Volare, Domenico Modugno, qui a non seulement sa statue aux premières loges, pour admirer la mer qui s’échoue sur les falaises, mais également les paroles de sa fameuse chanson suspendues au-dessus de la via Roma. Mais Polignano ne peut se résumer qu’à ca. Il y a les petites ruelles pleine de charmes, les jolis monuments historiques tout autour de la petite place au cœur de la ville, mais également toutes les petites boutiques et restaurants de spécialités locales qui lui confèrent une atmosphère sereine où il y fait bon passer du temps. Nous recommanderons Bella ‘Mbriana pour y manger, avec un service rapide et des plats copieux et bons. N’hésitez pas avant ou après à vous rapprocher des falaises afin de profiter des magnifiques points de vue, qu’ils soient sur la ville ou sur le littoral. Avec un tout petit peu de courage, il sera même possible de descendre dans la Lama Monachile, où une petite plage de galets permettra à ceux qui le souhaitent d’aller se baigner avec une vue imprenable sur la ville tout autour. Attention toutefois, la proximité avec les rochers peut en rebuter certains, nous n’aurons d’ailleurs pas tenté l’expérience, mais c’est tout de même à voir.
Notre petit conseil pour se baigner non loin de Polignano, la plage de San Vito avec une minuscule plage, de galets certes, mais avec beaucoup de charme, juste à côté d’un petit restaurant à la vue imprenable et en arrière-plan la très jolie Abbazia di San Vito. En se promenant le long de l’eau vers le Nord, on apercevra rapidement la Torre di San Vito, l’une des nombreuses tours du littoral, servant à l’époque de poste d’observation.
























Trani
Première ville découverte lors de notre voyage, il faut découvrir sa cathédrale, et ne pas hésiter à y entrer pour en découvrir tous les secrets. On s’est garé à proximité et nous sommes ensuite laisser porter, longeant la mer, jusqu’à arriver au port de pêche, où les pêcheurs vendent les prises du jour et réparent leurs filets. De là, aller jusqu’au parc permet d’avoir un bon aperçu de la ville, et même d’apercevoir une belle colonie de perruches veuves, que vous devriez normalement entendre avant de les voir.















Barletta
Ville d’origine d’une partie de la famille, nous lui accorderons de l’intérêt dans ce sens. Si elle n’est pas dénuée de charme, ce n’est pas non plus la plus jolie du littoral. On y retrouve de jolis monuments, dont l’imposante Cathédrale Santa Maria Maggiore de Barletta qui fait face au Castello Svevo, dont nous longerons les remparts pour aller jusqu’au port pour apercevoir l’ancien et le nouveau phare.







Margherita di Savoia
On nous avait parlé de Margherita di Savoia. On en avait vu des photos Instagram où on aurait pu s’imaginer y voir un lieu paradisiaque. La réalité est un peu différente. Il s’agit là de salines, encore en activité, pour certaines au moins. On avait également lu sur d’autres blogs de voyage, qu’il faudrait s’accrocher un peu pour trouver le bon endroit pour pouvoir les découvrir et les visiter. Au bout d’une bonne demi-heure à tourner autour du point GPS, et après avoir demandé à 3-4 personnes différentes (dont même des employés des salines…!), nous envoyant à chaque fois d’où nous venions, il nous aura été impossible de trouver l’endroit recherché. Nous avons donc abandonné et avons décidé d’en découvrir seuls ce que nous pouvions. Effectivement, en recherchant le bon angle et la bonne lumière, le rose de l’eau ressort et permet de faire de jolis clichés. Il n’en reste pas moins qu’on a un peu l’impression de devoir forcer le destin pour cela, et ce n’est pas forcément ce que l’on préfère…






Bari
Dernier arrêt avant le retour à l’aéroport, nous voulions tout de même nous faire un avis sur Bari, la plus grande ville traversée pendant ce RoadTrip. Nous n’avions rien prévu en particulier, et avons improvisé en nous garant face au Palazzo del Governo, qui s’est avéré être une option assez bonne étant donné la proximité à la fois du centre historique, et des rues piétonnes et commerciales de l’autre côté. Nous rentrerons dans le cœur de ville en allant jusqu’au Teatro Margherita avant de traverser la Piazza Mercantile. En points d’intérêt, nous pourrons citer la Basilica Pontificia San Nicola et la Basilica Cattedrale Metropolitana Primaziale San Sabino et les ruines de Santa Maria del Buon Consiglio. Si vous reliez ces trois points, vous passerez forcément par plein de jolies ruelles, sous des passages couverts, devant des vitrines de boutiques locales, et même probablement devant des dames préparant des orecchiette ou d’autres variétés de pâtes, les laissant ensuite sécher sur d’immenses plaques à la vue des passants. Nous en achèterons d’ailleurs et ne serons pas déçus par ces pâtes fraîches préparées artisanalement. N’hésitez d’ailleurs pas à prendre le temps d’admirer la dextérité de ces dames, les pâtes s’enchaînant sans même que vous ne puissiez saisir le geste particulier requis.
De retour sur le Corso Vittorio Emanuele II, nous nous dirigeons vers la partie moderne de la ville, pas dénuée de charme mais forcément plus large et moins typique. Elle n’en demeure pas moins intéressante et même sans y faire d’emplettes en particulier nous aurons pris le temps d’entrer dans certaines boutiques locales et anciennes proposant toutes sortes de produits de qualité, à des prix plus ou moins abordables par contre. Pour se restaurer, on recommande sans hésiter Fabula Mozzarella Bar, où l’on trouve de très bons plats à des prix plus que corrects, et si comme nous vous souhaitez ramener quelques pâtisseries locales, arrêtez vous chez Rex, une pâtisserie raffinée mais abordable, proposant toutes sortes de pastarelle, ces petits biscuits traditionnels qu’il faut absolument découvrir ou redécouvrir pour les aguerris.























