USA Deep South et plus – 2023 – St Louis et Memphis

St Louis, Missouri

La découverte de St Louis n’était pas forcément en haut de ma wishlist mais Il, avait vraiment envie de découvrir cette immense arche de métal surplombant le Mississippi. Et puisque nous avions le temps de faire le détour, nous avons décidé d’y consacrer une journée. Quand vous avez un timing serré comme c’est souvent le cas pour nous, il est conseillé de réserver votre créneau à l’avance pour la visite de Gateway Arch si vous souhaitez emprunter le tram qui vous emmène en haut de la structure. Prévoyez également une petite marge de temps car il faut passer la sécurité comme à l’aéroport mais avec des gens beaucoup plus sympathiques pour le coup. Gateway Arch est un National Park et, comme beaucoup de ses homologues, une exposition permet d’en découvrir davantage sur son histoire. Par contre, le prix d’admission n’est pas aligné sur ceux des parcs plus « natures ». Ici, cela dépendra de ce que vous souhaitez faire : tram, croisière sur le Mississippi, film documentaire, réalité virtuelle ou une combinaison de ces propositions. Vous trouverez le détail de ces possibilités ainsi que leur tarif sur ce site. L’accès au musée est gratuit pour sa part.

Nous commencerons donc par la montée au sommet dans ce qu’ils appellent un tram. C’est en fait de petits wagons en forme de tonneaux dans lesquels peuvent en théorie s’asseoir jusqu’à 5 personnes. Nous étions 4 et déjà bien serrés, alors 5..?! Nous comprendrons plus tard, en visitant l’exposition, le fonctionnement de ces wagons un peu particuliers qui pivotent sur eux-mêmes progressivement tout au long de la montée afin de rester toujours à l’horizontale. Ces quelques minutes de trajet seront agrémentées d’une conversation intéressante avec les deux messieurs avec qui nous partageons ce moment. Arrivés au sommet, on nous laisse environ 10 minutes pour profiter de la vue à travers de fines lucarnes : d’un côté le Mississippi, de l’autre la ville de St Louis. Nous sommes donc à plus de 190 mètres du sol, dans le plus haut monument (n’étant pas un building) des États-Unis. A l’arrivée du prochain tram, nous devons le reprendre dans le sens inverse. C’est assez court mais on ne saurait quoi faire de temps supplémentaire au sommet, nous n’avons pas eu l’impression d’être brusqués en tout cas. Une fois que vous avez fait le tour de tous les points de vue et pris quelques clichés, il n’y a rien de plus à y faire. C’est un espace assez réduit et entre le « tonneau » exigu et ce belvédère, on ne conseille pas la visite aux gens qui ont du mal avec les endroits clos.

De retour sur la terre ferme, nous nous retrouvons à nouveau dans le musée et en profitons pour en faire le tour. Il est davantage consacré à l’histoire de la ville qu’à l’arche seule même s’il y a évidemment une salle qui en détaille sa construction et son fonctionnement. Le musée retrace donc le passé colonial de St Louis puis les différentes évolutions au fil du temps et les développements technologiques tels que les bateaux à vapeur ou l’arrivée des rails et des trains, qui ont marqué la ville. Richement agrémenté, il bénéficie également d’ateliers éducatifs proposés par les rangers. En résumé, nous l’avons trouvé vraiment digne d’intérêt et méritant que l’on prenne du temps pour s’y arrêter avant ou après la montée dans l’arche.

En préparant notre visite, nous avions vu que la Forest Park, au centre de la ville, était un grand parc de verdure dans lequel se trouve le zoo de St Louis dont la visite est gratuite. En nous y rendant, nous passerons d’abord devant la Cathédrale. Ensuite, nous chercherons le Penguin parking. Si nous avions choisi ce dernier, c’est parce que bien que la visite du zoo soit gratuite, le parking qui se trouve juste en face est au prix de $15 pour la journée. Alors que le Penguin parking qui se trouve à moins d’un kilomètre de l’entrée du zoo de l’autre côté de l’autoroute est, lui, gratuit. Une passerelle permet de passer d’un côté de la route à l’autre. Ne sachant pas vraiment à quoi nous attendre d’un site gratuit comme celui-ci, nous ne voulions pas payer un parking qui nous semblait cher et qui était de toute façon en plein soleil. Au final, ce fut une très bonne surprise. Le zoo est très bien entretenu, il y a de nombreuses espèces avec de grands espaces (ça reste un zoo tout de même 😕) et on y passe facilement 2-3h sans voir le temps passer. Pour financer cela, il y a bien sûr de nombreuses boutiques de souvenirs, snacks, coffee shops ou attractions payantes. Mais pour les familles plus modestes, il est possible d’y passer un très bon moment en apportant son propre pique-nique et en faisant découvrir aux enfants des animaux qu’ils n’auraient probablement jamais vus.

Nous avions également prévu de visiter le St Louis Science Center, lui aussi gratuit. Nous avions lu de très bons avis concernant sa visite et il est normalement possible de se garer dans les rues aux abords de l’entrée sans frais. Cependant, quand nous y sommes arrivés, il était indiqué que l’entrée sur Faulkner Drive était fermée et qu’il fallait se rendre à celle de Oakland Avenue. Là, pas d’autres possibilités que le parking payant à $12. Même si, avec des enfants, cette visite peut s’avérer très sympa, pour nous ça n’a pas été transcendant. Ça ne valait même pas le prix du parking.

En plus, nous avions fait un choix entre ce « Centre scientifique » et un parc naturel où il devait être possible de voir des animaux dans leur milieu naturel et à l’état sauvage. Voyant donc rapidement que nous n’avions pas fait le meilleur choix, nous sommes vite remontés en voiture pour prendre la route vers Lone Elk Park où nous rencontrerons un raton laveur, des wapitis et une horde de bisons très près de la route. Au moins, cette visite-là, nous ne la regretterons pas !

Memphis, Tennessee

A Memphis, nous entrerons davantage dans l’aspect historique de ce voyage avec la visite du Lorraine Motel, devenu d’abord célèbre pour avoir été le théâtre de l’assassinat du Dr Martin Luther King. A l’extérieur, le motel a son aspect d’origine des années 50. Au balcon de la chambre 306, une couronne de fleurs rend hommage à MLK, à l’endroit même où il fut tué d’une balle dans la gorge. Aujourd’hui, pour lui rendre hommage et pour le symbole, le motel a été transformé en musée national des droits civiques et se concentre sur l’Histoire des droits des Afro-Américains.

L’entrée au musée est payante ($18/personne) et il est possible de prendre ses billets en ligne afin de ne pas se voir refouler l’entrée si l’affluence est trop importante à ce moment-là. Après avoir présenté nos billets au guichet, nous sommes dirigés vers une exposition temporaire avec des objets et des photographies concernant 3 artistes dont les vies ont été impactées par MLK. Il s’agit de James Waddell, devenu sculpteur en revenant de la guerre du Vietnam et qui se sentit profondément affecté par la mort du pasteur, 8 des membres de sa famille ayant assisté à son dernier discours « I’ve been to the Mountaintop ».Le second artiste, photographe pour sa père, est Dr Ernest Withers Sr. Il immortalisa de nombreux moments de la vie du Dr King de 1956 à sa mort en 1968. Enfin, le troisième artiste est Dolph Smith, qui fut notamment peintre et qui fut inspiré par la vie et les combats de Martin Luther King. Cette exposition étant temporaire, elle sera probablement remplacée dans quelques mois. Nous ne pouvons en garder que nos souvenirs, car les photos n’y étaient pas autorisées.

En sortant, on nous indique le début de la visite des expositions permanentes par une salle consacrée à l’Histoire de l’esclavage. Cette première salle et un sas qui permet d’accéder à la projection d’un film retraçant quelques éléments marquants puis on découvre le reste du musée. C’est une succession de salles qui exposent l’histoire des droits civiques dans l’ordre chronologique : les boycotts dans les bus – avec notamment l’histoire de Rosa Parks qui refusa de laisser sa place à un homme blanc -, les manifestations non-violentes des étudiants, l’abolition de l’esclavage mais ensuite la montée des lois Jim Crow qui continuaient de brider leurs droits, les revendications des noirs-américains et l’état actuel des choses qui est encore loin d’être idéal. La visite se termine par l’accès aux chambres 306 et 307 derrière des vitres, témoins des dernières heures de MLK.

En sortant du Lorraine Motel, on nous indique qu’il est possible d’aller voir encore une exposition complémentaire de l’autre côté de la rue. Celle-ci n’est consacrée qu’à l’assassinat du Dr Martin Luther King. On y trouve la pièce depuis laquelle le tireur aurait appuyé sur la détente fatale et des éléments des recherches ayant menées à l’arrestation de James Earl Ray. Ce ségrégationniste blanc avait d’abord reconnu les faits avant de se rétracter. Bien qu’il fut reconnu coupable, de nombreux doutes subsistent encore et les éléments de l’enquêtes nous sont présentés afin que chacun puisse se faire sa propre opinion. Bien malin celui qui pourra dire avec certitude si, oui ou non, l’assassin de Martin Luther King a bien passé le reste de ses jours en prison. En tout cas, d’après la famille King, Ray n’était finalement pas à l’origine de la mort du pasteur.

Après cette matinée forte en émotion, nous déjeunons à quelques centaines de mètres de là, à The Arcade Restaurant, le plus vieux café de Memphis. C’était aussi un des lieux favoris d’Elvis Priestley qui a une table qui lui est dédiée. Nous mangerons plutôt bien mais après une longue attente. Nous aurions éventuellement pu le comprendre si la salle était overbookée mais là, les serveuses passaient plus de temps à se resservir à boire et à manger leur pizza qu’à servir les clients…

Du restaurant, nous apercevons le vieux tram en bois de la ville. Bonne surprise, le prix du billet n’est que de $1 par trajet ou $2 pour la journée (!). Encore plus surprenant, la machine dans laquelle il faut insérer nos billets dans le tram ne fonctionne pas et le chauffeur ainsi que la contrôleuse, nous disent de nous asseoir et de ne pas nous en inquiéter… Quelques arrêts plus tard, on descend à Beale Street, qui est à Memphis ce que Broadway est à Nashville. C’est là qu’on trouve les Honky Tonks et, ce jour-là, une myriade de Corvette de tous âges. Sans le savoir, nous sommes tombés sur l’un des plus gros meetings annuels et donc, en plus de découvrir la rue, nous découvrons des centaines de voitures des plus classiques au plus originales.

Une des attractions originales de Memphis, c’est la fontaine du Peabody Hotel. Si elle est si prisée, c’est parce que chaque matin, et chaque après-midi, une famille de canards la rejoignent et la quittent précédant leur majordome sur un tapis rouge. Notre emploi du temps ne nous permettait pas d’assister à l’un de ces moments, mais nous sommes tout de même allés les voir au moins barboter.

A l’angle de la rue du Peabody Hotel se trouve un stade de Baseball de Minor League, celui des Redbirds. Un match étant sur le point de commencer, nous avons longuement hésité à y assister ne serait-ce que pour quelques heures. Les prix des billets sont beaucoup plus abordables pour ce genre de match que pour la Major League. Cependant, les règles d’accès y sont très strictes et malgré nos petits sacs, Il, avait une « petite » sacoche trop grande. En effet au-dessus d’une dimension de 12×16,5cm, tous les sacs doivent être transparents sans toutefois dépasser 30x30x15cm. Tant pis, on part finalement à la recherche de trottinettes électriques. Cette fois, on les loue pour une heure, avec pour objectif de nous rendre à Mud Island Park, presque île à l’Ouest de Memphis à laquelle on peut accéder en traversant une passerelle au-dessus du Mississippi. Etonnamment, il nous faudra prendre des ascenseurs avec les trottinettes mais nous ne sommes pas les seuls. Cela nous rassure. De la passerelle, on aperçoit la frontière voisine de l’Arkansas et le Memphis Sign, vers lequel on se dirige. D’abord, en descendant du pont, on aperçoit le Mississippi River Walk, une représentation à l’échelle de la course du fleuve de Cairo en Illinois, au Sud de La Nouvelle-Orléans en Louisiane. En le longeant, on arrive au Memphis Sign, pas trop envahi, les touristes ne se déplaçant visiblement pas trop jusque là.

Nous terminons la visite de Memphis par un passage au Bass Pro Shops (chaîne de magasins de « sports » d’extérieur) dont la forme d’immense pyramide interpelle. Cette utilité commerciale n’est à l’oeuvre que depuis 2015, avant cela, elle a été utilisée pour des évènements sportifs ou culturels. La quantité d’articles s’y trouvant est impressionnante et pourtant nous ne resterons qu’au rez-de-chaussée. Il est également possible de monter au sommet en ascenseur, à condition de s’acquitter du prix du billet d’accès ($8/personne).

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